Pointe-aux-Trembles & Montréal-Est
16:15 8 mai 2020 | mise à jour le: 8 mai 2020 à 16:15 temps de lecture: 3 minutes

Dos d’âne : RDP-PAT accélère la cadence

Dos d’âne : RDP-PAT accélère la cadence
Photo: Félix Lacerte-Gauthier

Après des années d’attente, le nombre de dos d’âne augmentera bientôt de façon importante dans Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles. L’embauche d’un agent technique de la circulation et la mise en place d’un nouveau processus de traitement aidera grandement

D’ici 2021, l’arrondissement investira plus de 415 000$ pour construire 61 dos d’ânes afin de ralentir la circulation sur une quinzaine de rues résidentielles.

«Le nombre de dos d’ânes, je pourrais les compter deux fois sur mes deux mains. Donc on peut voir à quel point ça a été très, très long de déployer ces mesures d’apaisement dans l’arrondissement», illustre Caroline Bourgeois, mairesse de Rivière-des-Prairies.

Selon cette dernière, certaines demandes d’apaisement de circulation ont attendu jusqu’à trois ans avant d’être être résolues.

Le manque de personnel serait en cause, indique Giovanni Rapanà, conseiller de ville du district de Rivière-des-Prairies, ajoutant que le problème ne date pas d’hier.

De son côté, Nathalie Pierre-Antoine, conseillère d’arrondissement pour Rivière-des-Prairies, explique que le sous-financement de RDP-PAT a aussi joué son rôle, alors que l’arrondissement était en développement.

«Au fil des années on a traîné ça, on n’a pas pu faire les embauches qu’on aurait dû faire pour répondre aux demandes des citoyens», ajoute Mme Pierre-Antoine.

Des demandes qui augmentent puisque de nombreuses familles choisissent ce secteur relativement abordable pour élever leurs enfants.

Le nouvel agent technique de la circulation viendra donc soutenir l’équipe déjà en place, ce qui devrait accélérer le traitement des demandes.

Nouveau processus

Et l’arrondissement compte également sur la mise en place d’une nouvelle procédure de traitement des demandes citoyennes qui devrait voir le jour avant 2021. Pour le moment, aucune façon claire n’existe pour traiter les demandes d’apaisement de la circulation. Par exemple, les demandes n’étaient pas regroupées par rue ou par secteur, donc cela augmentait le nombre de requêtes, mais aussi le nombre d’analyses.

Des caméras ont aussi été achetées pour faciliter la réalisation des études.

Ainsi, la nouvelle politique d’intervention permettra de rendre le travail beaucoup plus efficace et proactif, en plus «d’améliorer et de faciliter les analyses» de circulation, précise Mme Bourgeois.

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