Rivière-des-Prairies

Rivière-des-Prairies: un écrin de verdure à la pointe de l’île

L’autoroute 40 et le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies séparent les deux districts qui forment l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.
L’autoroute 40 et le parc-nature de la Pointe-aux-Prairies séparent les deux districts qui forment l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. Photo: Josie Desmarais, Métro Média

Loin des gratte-ciels et de l’agitation du centre-ville, Rivière-des-Prairies offre un cadre de vie reposant – idéal pour les jeunes familles, les aînés, et tous ceux qui apprécient la vie citadine en restant proche d’espaces naturels.

Rivière-des-Prairies tire son nom du cours d’eau qui le borde, le long de la rive nord de l’île de Montréal. Ou, devrait-on l’appeler de son nom d’origine, Skawanoti, qui signifie «la rivière en arrière de l’île» en huron. C’est d’ailleurs cette rivière qu’empruntaient les Iroquois durant leurs incursions contre les colons, au cours du 17e siècle.

Un des fameux événements qui a émaillé l’histoire de ce quartier a donné nom à la Coulée Grou. C’est là, sur la pointe de l’île, qu’une grande bataille avait causé la mort de 30 Iroquois et 15 Français, le 2 juillet 1690.

C’est de cette opposition entre les deux peuples que s’est (très) lentement formé le village de Rivière-des-Prairies.

Comme chez beaucoup d’immigrants européens en Amérique du Nord, le christianisme va servir de ciment à la communauté locale. La formation d’une paroisse en 1687, puis la construction de l’église Saint-Joseph marquent alors le début de l’histoire du district.

Quand l’ancien village de Rivière-des-Prairies voit le jour, il ne compte pas plus d’une centaine d’âmes.

Du début du 18e siècle jusqu’aux années 1950, il aura principalement la vocation d’être le grenier de l’île de Montréal. La majorité des familles de Rivière-des-Prairies vivaient en effet alors de l’agriculture, profitant de la fertilité des terres et de la connexion à Montréal par le chemin royal qui fait le tour de l’île.

De la campagne à la banlieue

En arpentant Rivière-des-Prairies en 2022, il est difficile d’imaginer des hectares de champs à la place des grandes zones résidentielles.

Le changement de «vocation» du village s’amorce progressivement lors de la première moitié du 20e siècle. De 675 habitants recensés en 1900, la population bondit à 6500 en 1954. Rivière-des-Prairies prend d’ailleurs le statut de ville cette année-là, et sa population continue de croître de manière exponentielle.

Rivière-des-Prairies mue de la campagne à un (très) vaste quartier résidentiel, largement plébiscité par les ouvriers travaillant en centre-ville, attirés par des prix avantageux, comme par une population aisée qui y voit un lieu de villégiature privilégié.

C’est d’ailleurs de cette explosion démographique et du besoin croissant d’infrastructures que Montréal annexe Rivière-des-Prairies en 1963, en raison de l’endettement massif de la petite ville.

De 11 200 résidents, la population est multipliée par cinq pour atteindre 55 520 personnes en 2006, avant de se stabiliser.

L’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles recense aujourd’hui plus de 117 000 citoyens.

Si les réalités de chacun des habitants du secteur de Rivière-des-Prairies sont contrastées, on y retrouve une forte part de familles – 11 000, selon les chiffres de Centraide du Grand Montréal. Elles trouvent leur bonheur dans la multitude d’espaces verts, parcs, installations sportives ou culturelles étalées dans le district.

Partageant son territoire administratif avec Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies continue de s’imposer comme un lieu de résidence chéri des néo-Montréalais, et fait aujourd’hui face au défi de la mobilité – un enjeu grandissant pour l’arrondissement et ses habitants.

Une grande diversité ethnoculturelle

Un tiers de la population prairivoise est issu des minorités visibles. Une personne sur cinq appartient à la communauté noire. Ce chiffre s’explique en partie grâce aux immigrés d’origine haïtienne, qui représentent 59% des nouveaux arrivants de 2011 à 2016, et 32% de la population d’origine non-canadienne dans RDP. Les Italiens sont également représentés en nombre dans le district, pour totaliser 31% des origines d’immigrants. En outre, 44% des résident(e)s ont une autre langue maternelle que le français ou l’anglais. En comparaison, ce taux est de 33% à Montréal.

Ce texte a été rédigé dans le cadre de la série Vivre Ici. Ce dossier estival produit par Métro Média présente des lieux d’intérêt situés aux quatre coins de la métropole. L’objectif : faire découvrir aux Montréalais et Montréalaises les endroits où il fait bon s’activer, se promener et se détendre.

Vos nouvelles 100% locales, recevez-les chaque jour.

Nos infolettres vous suivent partout.

Articles récents du même sujet