L’Institut de Cardiologie inaugure un centre unique au Canada
L’expertise qui se retrouvera au Centre de génétique cardiovasculaire, inauguré hier, en fera un lieu «unique au Québec et au Canada.»
Les nouvelles technologies de dépistage et le personnel expert qui travaillera dans ce laboratoire de l’Institut de Cardiologie de Montréal permettront de détecter des variations génétiques qui pourraient causer des maladies cardiovasculaires graves.
«Une majeure partie des patients canadiens se déplacent aux États-Unis pour faire ce dépistage. Grâce au laboratoire moléculaire du Centre de génétique, certains de ces patients pourront être testés à Montréal», explique le Dr Mario Talajic, directeur du Centre.
Ce dernier rappelle qu’entre 30 000 et 40 000 Québécois possèdent des variations génétiques qui pourrait leur causer des maladies cardiovasculaires, parfois héréditaires.
Le Dr Talajic souligne cependant que cette quinzaine de maux qui affectent le cœur est tout de même plutôt rare, puisque leur taux varie entre 1 personne sur 500 et 1 personne sur 10 000 affectée.
Le directeur du Centre affirme que cette inauguration permettra de mieux répondre aux besoins des patients en leur offrant des traitements spécifiques. Il sera aussi possible de sauver plus de vie, grâce à la détection raffinée et des résultats livrés plus rapidement, un enjeu important pour les personnes craignant être atteintes de maladies héréditaires.
En effet, selon les informations offertes par l’Institut, 50% des personnes ayant un lien de parenté de premier degré avec un patient atteint d’une pathologie cardiovasculaire génétique sont porteuses du même variant pathogénique.
«Jusqu’en 2015, nous pouvions analyser près de 15 types de gènes porteurs de variations anormales. À partir d’aujourd’hui nous pouvons en analyser 112», souligne la docteure Julie Amyot, biochimiste clinique et chef du laboratoire de diagnostic moléculaire du Centre de génétique.
Celle-ci est d’avis que l’établissement pourra bientôt doubler, voire tripler le volume des tests et analyses qui seront faits l’Institut de Cardiologie de Montréal, sans pouvoir toutefois préciser le nombre exact.