Rosemont

Du béton dans un jardin communautaire dérange

Du béton dans un jardin communautaire dérange
Photo: Emmanuel DelacourPlusieurs dizaines de blocs en béton ont été installés autour d’une jauge à arbres dans le jardin communautaire.

L’aménagement récent de plusieurs dizaines de blocs de béton dans le plus grand jardin communautaire de l’arrondissement vexe certains citoyens.

« C’est dégueulasse! L’installation des blocs de ciment, de la gravelle et des toiles géodésiques, c’est un véritable sabotage », s’indigne Michel-André Robillard, membre du jardin communautaire Rosemont, situé au nord du parc Maisonneuve.

En effet, depuis novembre 2018, un espace a été retranché par l’administration à l’extrémité ouest du jardin, afin d’y établir une jauge pour les équipes des parcs de Rosemont – La Petite-Patrie, dans laquelle on retrouve des résidus horticoles, selon le résident.

Cette jauge remplacera celle présentement qui se trouve à l’angle de l’Avenue Casgrain et de la rue Bellechasse, qui disparaîtra bientôt avec la venue du chantier dédié à la construction du nouveau garage à autobus de la Société de transport de Montréal (STM), qui sera terminé en 2022.

Pour Lise Séguin, ancienne présidente du jardin communautaire de Rosemont, cette décision de l’Arrondissement de faire déplacer des bacs de jardinage et de réaménager de la sorte les lieux est « désastreuse », d’autant plus qu’il n’était pas question de blocs de béton lors des précédentes discussions avec Rosemont – La Petite-Patrie.

« On nous avait plutôt parlé d’une clôture, mais rendus au mois d’octobre dernier, on s’est rendu compte que ça allait être un gros mur. En novembre, ils sont venus avec de la machinerie lourde pour ôter la pelouse et égaliser le sol. Ils ont massacré le terrain », insiste-t-elle.

De plus, Mme Séguin souligne que les membres du jardin auraient préféré l’ajout de nouveaux lots à l’espace qui en comprend déjà plus de 160.

Le maire de l’Arrondissement, François W. Croteau, rétorque qu’aucune demande n’avait été faite durant les récentes années pour qu’on agrandisse les lieux à des fins d’agriculture.

« Cet aménagement était nécessaire, car on manquait d’espace à cet effet avec le chantier de la STM. Tout cela est temporaire », affirme-t-il.

Ce dernier n’a toutefois pas pu préciser à quelle date seraient retirés les blocs de béton.