Des employés peu satisfaits
Betty Archille
Le syndicat indique que ce rassemblement dénonce la manière que le gouvernement libéral procède dans les prises de décisions sur le plan de la santé. L’association croit que la qualité des services offerts aux citoyens est menacée, notamment par l’abolition de postes ou par manque d’effectifs.
« Le gouvernement affirme qu’il n’y aura pas d’impacts sur la population mais c’est faux » a déclaré le porte-parole du syndicat.
Selon lui, la clientèle change et les demandes deviennent de plus en plus lourdes.
« Un patient qui attend entre 30 à 45 minutes pour se faire changer la couche parce que le personnel est réduit est inacceptable » a ajouté le syndicat.
Les coupes budgétaires sont déjà en vigueur. Le processus de relocalisation et les abolitions de postes entrainent des conséquences, et c’est la population qui paye le prix.
Par exemple, le service de transport est aboli les fins de semaines à l’hôpital. Les malades qui utilisaient ces services afin de se rendre dans d’autres unités pour passer des examens devront s’arranger eux-mêmes.
Le personnel qui travaille la fin de semaine sur la plupart des étages a été réduit, sous prétexte que certains patients prennent congé pendant cette période. Souvent le remplacement de certains employés de bureau (agents administratifs classe 2) n’est pas fait lors des absences.
« Toutes ces raisons peuvent affecter le service » soutient le porte- parole.
Certains travailleurs se sentent impuissants devant la situation et viennent se plaindre constamment au bureau du syndicat.
Fusion
Le syndicat se dit préoccupé de la fusion de divers établissements de santé prévu dans le cadre du projet de loi 10.
« Cela aura sûrement des impacts sur les employés et sur la gestion. On ne peut pas fusionner plusieurs visions car chaque établissement a sa façon de faire ».
Le syndicat a expliqué que même si l’employeur se dit compréhensif face à la situation de crise, cela n’empêche qu’ils ne peuvent pas réagir.
Réactions de l’employeur
Le journal Rosemont-Petite-Patrie a joint la porte-parole de la direction des communications de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, mais elle n’a pas voulu commenter le sujet.