Jean-François Lisée, curieux de nature
« Je suis quelqu’un de très curieux. Je veux savoir, connaître et rencontrer. Mais plus encore, je veux que mes apprentissages servent à quelque chose; je ne veux pas les garder pour moi. C’est pour cette raison que je suis devenu journaliste. J’ai écrit des articles pour raconter des histoires, mais ça ne suffisait pas. Ça ne permettait pas d’améliorer les choses. J’ai donc écrit des livres, pour proposer des façons de le faire, et ça aussi, ça ne suffisait pas. J’ai donc décidé de me lancer en politique », explique M. Lisée, qui a été élu pour la première fois en 2012.
Mais pourquoi opter pour la sphère provinciale, plutôt que municipale ou fédérale?
« Je n’ai jamais été spontanément intéressé par la politique municipale. Comme ministre responsable de Montréal, je m’y suis attardé et j’ai découvert l’impact de proximité que peuvent avoir les maires et les conseillers des arrondissements. Cependant, étant souverainiste, je voulais contribuer à l’indépendance du Québec et à la sociale démocratie », fait-il valoir.
S’il avoue avoir hésité avant de se lancer dans l’arène politique, il soutient ne pas avoir regretté son geste, indiquant qu’il s’agit d’un travail intense, dont il retire beaucoup de satisfaction.
« On ne s’embarque pas là-dedans à la légère. Quand on le fait, c’est pour plusieurs années. Il y a la vie familiale [qui en prend un coup], l’intensité du travail et les horaires de fou. Finalement, ce qui m’a convaincu, c’est Pauline Marois. J’ai confiance en elle et j’ai le goût de travailler avec elle », laisse savoir M. Lisée.
Rosemont montre la voie
Même s’il n’habite pas Rosemont, M. Lisée se sent près de sa population. Aux critiques qui lui reprochent de ne pas avoir passé beaucoup de temps dans sa circonscription, il répond qu’il rencontre les résidents et les organismes chaque semaine semaine et qu’il tient des rencontres citoyennes, deux fois par année.
« À Rosemont, on retrouve un esprit pragmatique, tourné vers les solutions. J’adore ça. Les gens sont lucides. On voit les problèmes, on les comprend, mais on ne reste pas là à chialer. On se demande ce qu’on peut faire pour que ça avance et quand ça ne va pas assez vite à notre goût, on ne se décourage pas. Rosemont est en train de montrer la voie au reste de Montréal », estime le candidat péquiste.
S’il obtient un second mandat, M. Lisée souhaite s’attarder aux questions de l’isolement des aînés, la rétention des familles, le logement social et abordable ainsi que l’agrandissement de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.
« Il faut vraiment commencer le travail à moyen terme sur le grand plan de développement. Il y a un projet d’utiliser les grands espaces de stationnement autour de l’hôpital pour y faire du logement familial », annonce-t-il.
La campagne électorale est lancée
Tout au long de la campagne électorale, le Journal de Rosemontpubliera un portrait des candidats des principaux partis politiques dans les circonscriptions de Gouin et Rosemont. Cette semaine, nous débutons l’exercice avec les prétendants du Parti québécois et de Québec solidaire. Dans notre prochaine édition, ce sera au tour de ceux du Parti libéral du Québec et de la Coalition avenir Québec. L’ordre de parution des textes a été déterminée au hasard.