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Noël aux Philippines

Alcaraz-Robinson Stéphanie - TC Media
Une Rosemontoise s’est envolée, il y a deux semaines, aux Philippines, sans savoir si elle reviendra à temps pour les Fêtes. Il ne s’agit pas d’un voyage d’agrément pour Capitaine Josée Bilodeau. Elle aide plutôt le pays à se reconstruire à la suite du passage du typhon Haiyan, qui s’est abattu sur ses berges le 8 novembre dernier.

C’est à partir de la ville de Roxas, dans la province de Capiz, que le capitaine nous contacte. Là-bas, il est une heure du matin. Elle n’a dormi qu’« une heure ou deux ». Appartenant à l’équipe d’affaires publiques; son rôle est de rapporter les actes de l’armée sur le terrain au grand public. Par le biais d’articles et plus de 450 photos, elle nous raconte une histoire, celle de l’opération Renaissance.

« C’est une mission humanitaire, relate cette témoin privilégiée, étant au cœur de l’action. Nous avons des équipes médicales et d’ingénieurs qui doivent souvent se déplacer par hélicoptère, car certaines régions sont désormais inatteignables. On doit pouvoir rejoindre ces contrées éloignées. »

« J’ai vu l’équipe médicale faire passer un ultrason à une jeune femme enceinte. Elle s’inquiétait, car depuis le typhon, elle avait des saignements et craignant pour la vie de son bébé. On a pu la rassurer. »

« Ce que je trouve le plus difficile, ce sont la désolation, l’immense pauvreté de la population et les conditions de vie précaires. Sans oublier, le chaos environnemental, les conditions sanitaires et l’austérité de nos conditions de vie dans les 10-12 premiers jours de notre déploiement. On ne dors parfois que quelques heures, ce n’est pas reposant! »

« Malgré tout, nous sommes devant un peuple exceptionnel, travaillant et résilient. On rencontre des gens chaleureux, hospitaliers et avec un sens de l’humour! Et on peut constater une amélioration chaque jour. »

Capitaine Bilodeau n’a pas toujours été dans l’armée. Originaire de Québec, elle travaillait dans une bibliothèque. Désirant aider les autres, elle est devenue officier d’affaires publiques. Celle qui œuvre généralement au quartier général de la 2e Division de l’Armée canadienne, à la Garnison Montréal n’en est pas à sa première mission étrangère.

« Je fais partie de l’équipe d’intervention en cas de catastrophe. J’ai déjà été déployée en Bosnie et en Afghanistan. »

Un Noël à l’étranger

Cette fois-ci, sa mission pourrait bien l’empêcher de célébrer Noël avec les siens. Au moment de mettre sous presse, la date officielle de son départ n’était pas connue.

« C’est un risque bien réel. Le gouvernement et les organisations non gouvernementales (ONG) sont présentement débordés. Nous ne savons pas quand cette mission sera achevée. Nous ne quitterons que lorsqu’ils seront prêts à reprendre le flambeau. »

« Ici, Noël sera une journée comme les autres. Nous organiserons peut-être un petit souper, mais nous n’arrêterons pas pour autant. Nous travaillerons de longues heures, comme à l’habitude. »

Elle pourra tout de même communiquer avec sa famille, qui demeure à Québec, ayant accès à un cellulaire et au Wi-Fi. Si elle est de retour en sol québécois pour le temps des Fêtes, « je vais me rouler dans la neige, faire de la raquette, allez au resto, au cinéma et faire un p’tit tour à Québec. »

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