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La websérie qui fait jaser

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Saluer quelqu’un qui ne nous reconnaît pas, foncer dans un poteau en marchant ou manquer de papier de toilette au mauvais moment : la vie est remplie de situations embarrassantes. Alors que se déroulent ces petits malaises du quotidien, la nouvelle websérie J’aime pas lancée à l’occasion des Rendez-vous du cinéma québécois, propose une incursion dans la tête de Stéphanie et Martin. Aperçu d’une série qui fait jaser.

La série compte au total neuf épisodes d’environ quatre minutes. À mi-chemin entre la mini-série Bref et Un gars, une fille, J’aime pas traite de manière humoristique, en quelques secondes, des situations quotidiennes de la vie d’un ménage.

« On entre vraiment dans l’univers du couple de Stéphanie et Martin. On essaie de nommer ce qui ne l’est jamais; on s’en va dans les tabous, dans les malaises. Ce sont des situations que tout le monde a déjà vécues », explique Jacinthe Parenteau, qui incarne le premier rôle féminin.

« En même temps, on garde ça léger et drôle », ajoute Pierre-Antoine Lasnier, son conjoint à l’écran.

Pour le duo qui réside dans La Petite-Patrie, le plus grand défi est de ne pas tomber dans les stéréotypes de la fille « Germaine » et du gars « flan-mou un peu nono ».

« On le défait carrément [ce pattern]. On retrouve des traits dits masculins chez la fille et vice-versa. Souvent, dans les comédies, on joue gros et tout est trop appuyé. Cette fois-ci, on est dans la finesse », insiste M. Lasnier.

« On a essayé de garder ça réaliste pour que tout le monde se reconnaisse; c’est un couple version 2014. On voit enfin des personnages qui ne sont pas typés. La femme aussi pète ou rote. Par contre, elle n’aime pas qu’on la voit pendant qu’elle le fait. C’est là-dedans qu’on va jouer », indique Mme Parenteau.

Coup de pouce salutaire

J’aime pas a failli ne jamais voir le jour, faute de moyens.

« Quand on a fait notre teaser, c’était Bagdad. Louis-David Jutras, l’auteur, a porté tous les chapeaux (réalisateur, monteur, etc.). Pendant une semaine, on n’a pas dormi. On a été en montage jusqu’à pas d’heures. Le Web permet ça », se rappelle Mme Parenteau.

C’est grâce à un coup de pouce financier du Fonds indépendant de production (FIP), que la série a finalement été produite. J’aime pas est l’un des cinq projets retenu parmi les 34 finalistes du Programme pour le financement de séries de fiction pour le Web, un concours pancanadien ayant reçu un total de 135 soumissions.

Les premiers épisodes des lauréats ont été présentés en primeur à l’occasion des Rendez-vous du cinéma québécois.

« La réception du public a vraiment été bonne. On était très heureux de cette réponse. D’ailleurs, le teaser avait fortement fait réagir, de Ricardo Trogi à Simon-Olivier Fecteau. Les gens attendaient ça. C’est bin l’fun», fait valoir Mme Parenteau.

Une deuxième saison de J’aime pas serait présentement en écriture.

On peut visionner les premiers épisodes au www.ikweb.tv/webseries/j-aime-pas.

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