Un local pour les Gardelunes
Dès la fin juin, l’organisme sera domicilié au 910, rue Jean-Talon Est.
« C’est un peu l’effet du hasard. Lors des Lève-tôt – un rendez-vous mensuel qui regroupe différents organismes communautaires de La Petite-Patrie –, j’ai parlé du refus de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) de prolonger notre bail. À la suite de cette intervention, quelqu’un m’a accroché pour me dire qu’il avait peut-être un endroit à me proposer », explique Simon Piotte, directeur du CPE.
L’emplacement en question était un ancien local de danse, dans le secteur Rosemont. Si l’établissement « convenait partiellement » aux besoins des Gardelunes, sa situation géographique, elle, posait problème.
Cette suggestion a néanmoins été un déclic pour M. Piotte.
« L’organisme Afrique en mouvement occupait des locaux près de chez nous avant de déménager. L’endroit est maintenant occupé par une autre école de danse, qui offre des cours de soir seulement. On va donc partager l’espace avec eux. La dimension des lieux, mais surtout leur proximité, étaient vraiment intéressantes pour nous », souligne-t-il.
Une solution conditionnelle
Cette solution est cependant conditionnelle à l’approbation du ministère de la Famille, qui doit homologuer les installations.
« On a une entente avec le propriétaire, soit un prébail. On a engagé un architecte qui va déterminer les réparations à faire. Toutefois, on a déjà eu une prévisite du ministère de la Famille qui disait que « le potentiel était là ». On va avoir une réponse finale de sa part à la dernière minute, une fois les travaux complétés.
« On s’est entendu pour que les normes minimales soient respectées, puisqu’il s’agit d’un local temporaire. Le ministère est intransigeant sur la sécurité, mais assouplit ses demandes quant au nombre de toilettes ou à la luminosité extérieure », informe M. Piotte.
Pour défrayer les coûts associés à cet aménagement de transition, le CPE compte utiliser toutes les ressources à sa portée.
« On va utiliser les normes budgétaires à notre avantage. Le loyer qu’on va payer est subventionné. Le locateur va donc aménager les locaux pour qu’on puisse occuper les lieux et le loyer sera modulé en conséquence », soutient le directeur.
Si tout va comme prévu, le CPE procédera au déménagement lors du week-end précédant la Saint-Jean-Baptiste.
Rappelons que la CSDM a annoncé, il y a deux ans, son intention de reprendre les locaux qu’elle loue aux Gardelunes, afin d’accueillir de nouveaux élèves à l’école Saint-Arsène. Le CPE doit quitter les lieux au plus tard le 30 juin, tandis que ses nouvelles installations ne seront prêtes qu’à l’automne.