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Les yeux rivés sur l’Écosse

Le député de Rosemont, Jean-François Lisée, suit de près la campagne référendaire en Écosse.

Le 18 septembre, les Écossais répondront à la question « L’Écosse devrait-elle être un pays indépendant? » Lorsque les résultats tomberont le lendemain, les députés seront à l’Assemblée nationale.

« On va suivre ça de près sur nos tablettes; ça va nous déconcentrer considérablement des travaux parlementaires », reconnaît M. Lisée.

Selon les derniers sondages, les deux camps sont au coude à coude.

De fortes similitudes avec le Québec

Dans les exemples internationaux d’indépendance, c’est celui qui se rapproche le plus de la situation québécoise, selon M. Lisée.

« L’Écosse est une région démocratique avancée avec une base industrielle forte, à l’intérieur de l’Empire britannique. Leur expérience pourra être riche de leçons pour nous.

« Si les Écossais prennent la décision de devenir indépendants, ça donne le signal que non seulement, c’est possible, mais aussi qu’il y a des gens, comme nous, qui trouvent que c’est une bonne idée », ajoute-t-il.

Selon M. Lisée, un oui donnera beaucoup d’énergie à la base militante du Parti québécois (PQ) et une certaine crédibilité. « C’est un élément qui jouerait en notre faveur », dit-il.

Lors du référendum de 1995, une délégation catalane et écossaise était venue au Québec pour voir comment les partisans du oui s’organisaient.

« Ils ont bien intégré les leçons tirées de notre expérience. Et ils ont réussi à faire des progrès qui pourraient nous inspirer, à notre tour », affirme le député de Rosemont.

Dans les prochains jours, 48 jeunes du PQ et d’autres partis indépendantistes se rendront en Écosse avec les députés Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Mathieu Traversy ainsi que Daniel Turp.

« Ils ont pour mandat de prendre note de l’ensemble des stratégies utilisées pour qu’on puisse en tirer des leçons », déclare M. Lisée.

Le gouvernement de Londres respectueux

Le gouvernement fédéral devrait aussi tirer des leçons de l’expérience britannique. Le 9 septembre, M. Lisée a publié une lettre d’opinion dans le quotidien britannique The Guardian. Il salue l’attitude très respectueuse de Londres à l’égard de la campagne pour le oui en Écosse. Tout le contraire d’Ottawa lors du référendum de 1995, selon lui.

« Le gouvernement britannique a complètement tourné le dos à la stratégie du gouvernement canadien en 1995, dit-il. Les Britanniques respectent par exemple le plafond des dépenses référendaires. À l’époque, le Canada avait triplé les fonds pour le non en intervenant directement dans la campagne. »

 

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