Installations sportives : plusieurs terrains mal en point
« Au cours des dernières années, plusieurs terrains naturels ont été fermés, car ils étaient impraticables et non sécuritaires, notamment ceux de Saint-Bernadette, Nesbitt, Rosemont et Père-Marquette. Actuellement, pour répondre à la demande, on utilise les deux aires synthétiques de Père-Marquette et les installations naturelles des parcs de la Louisiane et Étienne-Demarteaux. Celles-ci sont dans un état médiocre et représentent un risque de blessures pour les joueurs », plaide Isabelle Laporte, trésorière de l’ASRPP.
Son organisation compte 1200 joueurs, de tous âges, répartis en 80 équipes. Si les « petites » catégories (4 à 8 ans) sont bien desservies avec les installations de Cité-Jardin et Saint-Émile, les groupes compétitifs, quant à eux, sont aux prises avec un véritable casse-tête logistique pour orchestrer les séances d’entraînement.
Les terrains naturels ne sont pas accessibles avant la mi-mai. Or, la saison extérieure débute à la mi-avril. Les athlètes doivent donc s’entasser sur les surfaces synthétiques de Père-Marquette. Il n’est pas rare de voir huit formations s’y exercer en même temps, fait-elle valoir.
« Avec 40 équipes compétitives à deux ou trois rencontres par semaine, ça représente 90 plages horaires de 1 h 30 à planifier.
« Nous ne sommes pas seuls à utiliser les terrains de Père-Marquette; l’association régionale aussi le fait. Dans ces cas-là, il faut déplacer nos activités et quand il pleut trop, on ne peut pas utiliser les terrains naturels. Ça nous arrive souvent d’ annuler des entraînements. Chaque semaine, nous devons revoir nos horaires. C’est problématique pour les parents qui doivent toujours vérifier où et quand se fera la pratique », laisse savoir Mme Laporte, indiquant que la semaine du 30 juin, 35 équipes de son association ont dû être déplacées.
Aussi problématique du côté du baseball
Même son de cloche de la part de Baseball Rosemont. Selon Mario Francoeur, vice-président de l’organisation, des bénévoles doivent assumer certains travaux d’entretien des terrains avant les matchs, pour s’assurer que ceux-ci sont praticables.
« Il n’y a plus de contremaître de soir. Les entraîneurs doivent eux-mêmes changer les buts le soir. Ça arrive fréquemment que des parties doivent être annulées en raison de l’état des terrains. Comme il n’y a pas de sable ajouté, il y a des trous qui se forment à certains endroits. Lorsqu’il y a de la pluie, ils se remplissent d’eau. Si on n’a pas un bénévole pour les vider, on ne peut pas jouer », explique-t-il.
Outre l’état des terrains, l’organisation note aussi des problèmes d’éclairage.
« Chaque dimanche, c’est moi qui allume personnellement les lumières au parc Beaubien. Les gens m’appellent sur l’heure du souper pour que je le fasse », ajoute sa collègue Geneviève Bertrand, présidente de Baseball Rosemont, qui regroupe 245 membres et 19 équipes.
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