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Lisée résiste à la tempête libérale

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Élu pour une première fois avec une confortable avance de près de 9000 voix, en 2012, Jean-François Lisée s’est vu confier un second mandat par les Rosemontois, par un écart de 1600 votes. Une victoire amère pour le péquiste, qui a vu sa formation politique pratiquement balayée par une tempête libérale qui a touché tout le Québec.

« Je suis très heureux d’être réélu. Je me suis immergé dans des dossiers locaux pendant 18 mois, j’ai rencontré tout le monde et on a fait progresser des enjeux. J’ai beaucoup aimé cet enracinement à Rosemont et je veux y garder mon ancrage politique », indique le principal intéressé.

Il avoue néanmoins être déçu de l’issue du vote, à l’échelle nationale.

« C’est un signal très fort que nous envoie l’électorat sur la question référendaire essentiellement. J’estime que Pauline Marois et son gouvernement ont accompli des choses très importantes en 18 mois. Mais au final, pour un certain nombre de Québécois, ce qui importait, c’était de ne pas être consultés sur leur avenir politique, quitte à pardonner beaucoup de choses aux libéraux », déplore M. Lisée.

Cette tendance s’est également fait sentir dans sa circonscription. Comme il le dit lui-même, son adversaire libéral, Thiery Valade, lui a « chauffé le derrière », tout au long du dépouillement des votes.

« C’est certain que le résultat dans Rosemont est un écho d’un mouvement d’humeur national. Il n’y a aucun enjeu local important qui aurait pu expliquer un tel changement. Les Rosemontois sont des Québécois qui réagissent à des enjeux de la province.

« Tout au long de la campagne, on a eu des débats où on a vu l’état de préparation de chacun des candidats. Mon homologue libéral était plein de bonne volonté, mais il n’avait pas de cheval de bataille local », défend le député.

À la défense des enjeux locaux

Afin de regagner les appuis qu’il a perdu, M. Lisée entend continuer à défendre bec et ongles les enjeux de sa circonscription, soit l’agrandissement de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, le prolongement de la ligne bleue, l’acquisition du centre Alphonse-Desjardins et l’implantation de nouvelles voies réservées, notamment sur la rue Viau et le boulevard Lacordaire.

Or, siégeant désormais dans l’opposition à titre de simple député, l’ancien ministre responsable de la métropole n’a plus la même marge de manœuvre pour parvenir à ses fins.

« Mon objectif est d’être un député très efficace. Il est certain que lorsqu’on est ministre, on a un accès privilégié aux décideurs. C’est souvent ça qui est plus important que l’argent : la capacité d’attirer l’attention sur tel ou tel dossier », concède-t-il.

Alors que le Parti québécois se dirige vers une course à la chefferie et que les spéculations vont bon train a savoir qui succédera à Mme Marois, M. Lisée demeure vague sur ses intentions.

« C’est une question qui m’inspire un très long soupir », se contente-t-il de commenter, refusant d’extrapoler sur la signification de cette réponse.

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