« Une redistribution plus objective », disent les experts
«Les arrondissements doivent contribuer à la hauteur de leur richesse foncière et de leur population. Je n’assume pas du tout que la réforme est inéquitable », dit Danielle Pilette, professeure associée au département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal.
Jean-Philippe Meloche, chercheur au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) qui a coproduit le rapport dont s’est inspiré la Ville de Montréal, explique que les arrondissements riches bénéficient des largesses de la Ville-centre.
« Actuellement, LaSalle taxe ses citoyens 10 % de plus que les autres arrondissements pour des services équivalents, dit-il. A contrario, Outremont bénéficie de services hors normes avec une vitesse de déneigement bien supérieure à la moyenne », résume-t-il.
Réduction budgétaire
Bien que Rosemont-La Petite-Patrie voit son budget augmenter sur cinq ans, le maire constate une perte nette de 1,4 M$ en 2014.
« La réforme arrive dans un contexte de restriction budgétaire à Montréal. Politiquement, c’est plus difficile à faire passer », constate M. Meloche.
La question de la fréquentation des lieux publics n’a pas été prise en compte pour calculer le coût d’entretien.
« L’effet de la densité est difficile à démontrer. Est-ce que c’est plus cher de tondre une pelouse si 3 ou 1000 personnes ont marché dessus ? Si on s’est trompé, je ne peux pas croire que ce soit de 15 M$ », conclut M. Méloche.