Tête de violon
Marie-Hélène Da Silva, la directrice de la compagnie rosemontoise et comédienne du spectacle, est de retour depuis quelques jours seulement. Elle n’en revient toujours pas de la rapidité avec laquelle s’est dessiné ce voyage.
« Monsieur Hong, le directeur du festival Uijeongbu, qui s’adresse aux jeunes, a vu notre spectacle sur Internet. Il souhaitait le présenter et est venu ici, en novembre dernier, voir une représentation. Rapidement, on est venu à une entente pour que «Tête de violon!» prenne le chemin de la Corée du Sud », explique Mme Da Silva.
Les organisateurs du Uijeongbu International Music Theatre Festival, présenté au début du mois de mai, ont d’ailleurs payé pour le voyage de la comédienne et celui de son adjointe. Sans cela, il n’aurait pas été financièrement possible pour Le Moulin à musique d’aller à la rencontre d’un ci loin public.
« On a fait quatre représentations là-bas, souligne Mme Da Silva. La première, on entendait les gens rigoler puis, tranquillement, ça s’est calmé. Dans la deuxième, c’était le contraire. Au final, je peux dire que ce fut fantastique comme expérience. Le public était tout plein de candeur, prêt à être émerveillé. Il y a chez eux une grande ouverture pour ce genre de spectacle où l’on mêle la musique et le théâtre. »
L’expérience fut à ce point concluante que la directrice du Moulin à musique aimerait retourner en Corée du Sud prochainement pour y représenter ce spectacle, cette fois en tournée, de même qu’un autre, toujours destiné à un jeune public.
Les 13 heures de décalage horaire, l’aller de 24 heures et le retour de 35 h, ne constituent donc au final qu’un «petit» désagrément dans toute cette aventure.
« Dès qu’on a fini nos représentations, on s’est fait dire qu’on voulait nous revoir avec un autre spectacle. Il y a peut-être un marché là-bas pour Le Moulin à musique. Il faut voir », laisse entendre Mme Da Silva.