La Petite-Patrie s'active pour la santé
Avec cette initiative, les instigateurs souhaitent favoriser l’accessibilité à des aliments sains à faible coût dans le quartier, développer la connaissance des familles et des jeunes en matière d’alimentation, améliorer l’accessibilité à des plateaux sportifs et des lieux collectifs de rencontre, puis valoriser des modes de vie actifs.
Pour ce faire, trois nouveaux projets seront déployés sur le territoire de La Petite-Patrie. Cours dans la cour, chapeauté par le centre Père-Marquette et la Maisonnette des parents, proposera aux jeunes de l’animation dans la cour des écoles Madeleine-de-Verchères et Petite-Patrie, en dehors des heures de classe, les mardi et jeudi, de 18 h à 20 h, ainsi que les samedi et dimanche, de 13 h à 16 h. Deux intervenants ont spécialement été formés à cet effet et du matériel sportif sera mis à la disposition de jeunes visiteurs, à partir de la mi-octobre, et ce, jusqu’à la fin juin.
« On a ciblé des établissements dans l’est et dans l’ouest de Petite-Patrie afin de couvrir l’ensemble du territoire », explique Magalie Coleno, coordonnatrice du Regroupement Québec en Forme.
Mieux manger
Le projet Apeti, porté par le centre N A Rivé, s’attaque plutôt à la problématique alimentaire en offrant des fruits et légumes à faible coût, notamment par le biais du programme Bonne boîte bonne bouffe (BBBB). On souhaite bonifier le nombre de points de dépôt dans le quartier pour faciliter l’accès à ce service. De plus, une quinzaine d’ateliers dégustation seront offerts pour mettre en valeur les produits que l’on retrouve dans les BBBB.
« Il y a trois points de dépôts de BBBB dans Petite-Patrie. On prévoit en ouvrir deux autres cette année. Lors des ateliers, il va y avoir des produits vedettes pour lesquels on va proposer des recettes », mentionne Mme Coleno.
Jar-dînons, quant à lui, propose des ateliers de cuisine adaptés aux différents groupes d’âge (5 à 12 ans et 12 ans à 17 ans), aux cours duquel les participants apprêtent des aliments qu’ils ont cultivés dans des jardins communautaires du Bureau de la communauté haïtienne de Montréal et de la Maisonnette des parents.
« On sait que le passage au secondaire, pour les adolescentes, est très souvent difficile, notamment en raison de leur image corporelle. On trouve aussi souvent des restaurants de malbouffe aux abords des écoles », fait valoir Lison Hovington, de la Maisonnette des parents, qui coordonne cette initiative.
Une enveloppe de 180 000 $ a été octroyée par l’organisme Québec en forme pour Petite-Patrie en forme. Plus de 100 000 $ ont déjà été investis dans les trois projets dévoilés.
« Au cours de la prochaine année, on va refaire un travail de concertation et repasser au travers de nos priorités pour élaborer de nouvelles pistes d’action, pour déterminer à quoi servira la somme résiduelle.
« On a reçu la confirmation que Québec en forme serait dans le quartier pour trois ans. On ignore quelle somme va nous être accordée pour les prochaines années et quels projets seront financés. Le 30 avril, il faut déposer une nouvelle demande de subvention », indique Mme Coleno.
Pour en savoir plus, on visite la page Facebook de Petite-Patrie en forme au http://on.fb.me/1gkwygd ou on suit son fil Twitter (@QeFPetitePatrie).
Activité physique et alimentation chez les jeunes
6700 enfants de 17 ans ou moins habitent le territoire de La Petite-Patrie.
– 33 % des jeunes atteignent le niveau d’activité physique recommandé, soit 60 minutes par jour
– Chez les filles, la pratique d’exercice est de 15 % à 30 % inférieure à celle des garçons
– À l’adolescence, 67 % des jeunes passent plus de deux heures par jour devant un écran
– 26 % des élèves du primaire se rendent à l’école à pied, soit 50 % moins qu’il y a 30 ans
– 43 % des jeunes consomment plus d’une boisson gazeuse ou sucrée par jour
– Moins d’un jeune sur deux consomme cinq fruits et légumes par jour
– Un jeune sur cinq consomme de la nourriture provenant d’une chaîne de restauration rapide au moins trois fois par semaine
(Source: Petite-Patrie en forme)