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Un condo, qui en a les moyens?

Beauchemin Philippe - TC Media
Dans les prochaines années, dans le secteur situé à l’ouest et au nord du Technopole Angus, des milliers de condos seront construits. Des nouvelles résidences qui ne seront pas accessibles à la majorité des Rosemontois, déplore le Comité logement Rosemont.

« Le quartier de Rosemont, c’est 71% de locataires. C’est un quartier locatif et c’est donc ce qui devrait primer dans les nouveaux projets. Pourtant, il n’y a jamais de projets privés en ce sens en construction. Ce que l’on voit plutôt, ce sont des complexes de condos, souvent de luxe. Ça ne représente aucunement le quartier et ça ne sert pas du tout les Rosemontois. »

Martine Poitras, coordonnatrice au Comité logement Rosemont, affirme que les nouvelles constructions attirent des gens de l’extérieur et poussent des citoyens d’ici à quitter le quartier.

« En majorité, ce sont des personnes qui ne résident pas Rosemont qui viennent s’installer dans ces nouveaux projets. Pourquoi? Parce que les locataires d’ici, qui, rappelons le, représentent 71% de la population, ont un revenu moyen d’un peu plus de 30 000$. Ils n’ont donc pas les moyens, majoritairement, de s’acheter les condos annoncés. »

L’augmentation des projets résidentiels et des chantiers de construction de nouveaux condos n’empêchent donc pas le départ de beaucoup de Rosemontois vers les autres quartiers de Montréal, là où les loyers et les habitations, justement, sont moins cher.

« En plus, poursuit Mme Poitras, le développement résidentiel privilégié dans l’arrondissement poussent les propriétaires de blocs locatifs à augmenter les loyers. Le locataire a donc deux choix : ou il quitte le quartier à la recherche d’un loyer moins cher, ou alors il reste et subit une hausse de loyer. Éventuellement, tout cela fait en sorte que les locataires ont de moins en moins les moyens de louer dans Rosemont. »

L’arrondissement de Rosemont – La Petite Patrie tient à préciser qu’il ne peut obliger un promoteur à construire du logement locatif. « À la demande de l’arrondissement, tous les nouveaux projets dans le secteur comportent tous au moins 15 % de logements communautaires et 15 % de logement abordables », explique par courriel Louis Tremblay, chargé de communication à RPP.

D’ailleurs, selon le Comité logement Rosemont, c’est ici que l’on dénombre le troisième plus grand nombre de hausses abusives des loyers à Montréal, après le Plateau et La Petite-Patrie.

Pour lire l’article sur le développement résidentiel autour du parc Pélican

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