MouDanZa : descente policière et fermeture (permanente?)
Depuis des mois, les différentes autorités ont à l’œil les activités du promoteur Ricardo Bolière. La salle de réception L’Anonyme, devenu depuis le Club MouDanZa, était utilisée l’an dernier comme discothèque 14-18 ans. Des membres de gang de rues y avaient été vus, des soirées osées impliquant des mineurs s’y étaient déroulées et de l’alcool y avait été consommé. Cela était sans compter les nombreuses plaintes des citoyens pour attroupements et bagarres en face de l’établissement.
Depuis juin dernier, la situation s’était aggravée, explique le commandant du poste de quartier 44, André-Guy Lamothe.
« L’an dernier, on avait des plaintes concernant la présence de jeunes. Mais depuis mai, juin, il y a eu un changement de vocation. La salle était louée par des gens, dont certains avaient des dossiers criminels, et qui y tenaient des « after hours », des « happening ». Il y a eu des conflits et des incidents criminels qui nécessitaient une intervention plus musclée. On parle d’agressions et présence d’armes blanches, notamment », souligne M. Lamothe.
Des gens connus par les policiers ont été arrêté lors de la descente.
Pour le promoteur de MouDanZa, Ricardo Bolière, cette intervention dans sa salle était exagérée. « La situation était calme à l’intérieur. Et là, ils [les policiers] sont arrivés, ont tout arrêté, allumé les lumières, ont fouillé et interrogé les gens pendant une heure. Ils ont même menotté certaines personnes. On ne sait pas ce qu’ils cherchaient, ils n’ont pas expliqué le but de leur descente et ils sont repartis bredouille. Ils ont essayé de s’excuser en partant, mais c’était trop tard, le mal était fait. Ils exagèrent », laisse-t-il entendre.
Suspension de permis
La présence d’un inspecteur de l’arrondissement lors de la descente avait pour but de vérifier si la salle était utilisée selon le permis en vigueur à cet endroit, explique le maire de l’arrondissement.
« On a constaté que le détenteur ne respectait pas le certificat d’occupation, dit François W. Croteau. Maintenant, s’il veut faire une demande pour s’y conformer, ce sera refusée. Il ne pourra pas rouvrir. S’il décide de poursuivre quand même [ses activités], il y aura des amendes pour occupation illégale et, s’il le faut, on aura une injonction de la cour qui nous permettra de fermer l’endroit par la force. »
Le promoteur du 5430 D’Iberville laisse pour sa part entendre qu’il n’a pas l’intention d’arrêter ses activités. « Pourquoi je le ferais ? Il y a des lois et on va prendre les actions nécessaires contre les plaintes qui nous sont formulées », indique Ricardo Bolière.
– En juin 2011, nous avions réalisé un dossier sur les activités tenues à cet endroit. Pour le relire : www.journalderosemont.com/Actualites/Vos-nouvelles/Dans-une-disco-pres-de-chez-vous-273/date/1