Grève au collège de Rosemont
Fin des cours, donc, pour l’enseignement régulier ce vendredi 24 février. Lors de la semaine de relâche, les étudiants pourront entrer dans l’établissement sans aucun problème, puis, dès le 5 mars au matin, ils seront plutôt appelé à tenir pancartes et affiches dénonçant la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement Charest.
Les autres secteurs d’enseignement, soit la formation continue et les cours de francisation, ne sont pas touchés par cette grève, souligne la conseillère en communication au Collège de Rosemont, Marie-Ève Robitaille. « Seuls les cours au régulier sont arrêtés, et ce, pour un minimum de deux semaines. Tous les autres cours se poursuivent jusqu’à nouvel ordre. Les étudiants du cycle régulier retourneront en assemblée après les ces deux semaines de grève pour décider ou non de la poursuite. Ce sera alors leur décision. De notre côté, nous vérifierons chaque matin si la grève est terminée ou si les cours doivent être donnés par notre corps enseignant. »
Ne pas franchir la ligne
Contrairement à d’autres établissements, principalement des universités, l’administration du collège de Rosemont ne demandera pas à ses professeurs au cycle régulier de franchir les lignes de piquetages des étudiants.
« S’il y a des manifestants en avant des portes, ils ne franchiront pas la ligne, dit Mme Robitaille. Cependant, on a une entente avec les étudiants pour que les membres du personnel administratif et du collège puissent, eux, entrer dans l’établissement. C’est la même chose pour les étudiants qui sont en francisation et en formation. »
Selon le Rassemblement étudiant contre la hausse des frais de scolarité, la facture étudiante aura augmenté de plus de 1600 $ d’ici 5 ans et, en 10 ans, les droits de scolarité auront doublé, passant à près de 4000 $ par année.