Rosemont
10:17 22 janvier 2015 | mise à jour le: 22 janvier 2015 à 10:22 temps de lecture: 3 minutes

Le marché Jean-Talon accentue son virage vert

Le marché Jean-Talon accentue son virage vert
Photo: Isabelle Bergeron/TC Media

D’importants travaux sont en cours dans le secteur nord-ouest du Marché Jean-Talon où sera construit un nouvel aménagement, qui abritera un local de gestion des matières résiduelles.

Avec cette nouvelle infrastructure, la Corporation de gestion des marchés publics de Montréal (CGMPM) espère recycler tout le carton généré chaque semaine.

Le nouveau bâtiment de gestion des matières résiduelles s’étendra sur 2500 à 3000 pieds carrés et sera doté de compacteurs.

Cela fait plus de trois ans que la corporation a pris en charge la gestion des matières résiduelles au marché Jean-Talon. «Avant cela, chaque commerce était responsable de son propre recyclage et faisait affaire avec son propre prestataire», explique Lysanne David, chargée des communications à la CGMPM.

Actuellement, les marchands déposent leurs cartons dans des bennes. Ils sont ensuite emmenés et traités dans la salle de déchets du marché.

En plus de la nouvelle salle de gestion des matières résiduelles, un stationnement souterrain de 45 places sera construit, ainsi que de nouvelles aires de vente.

A-marche JeanTalon

Le coût total du projet s’élève à 4,6 M$ et est entièrement pris en charge par la CGMPM. L’extérieur sera aussi réaménagé avec une allée piétonne, un espace pour les vélos et un verdissement, qui rappellera l’esprit de la place Shamrock, située à proximité.

Objectif: recycler à 100%
La corporation souhaite optimiser son rendement, mais est confrontée à un manque d’équipements adéquats. «Présentement, nous recyclons quatre tonnes de carton, mais nous ne sommes pas en mesure de recycler la totalité de ce qui est généré par les commerces du marché Jean-Talon. Nous visons le 100% avec la nouvelle salle en construction, tant sur le carton standard, que sur le carton ciré, afin qu’il n’y ait plus du tout de carton dans les poubelles. Cela représentera le double de ce que nous sommes en mesure de faire en ce moment», ajoute Mme David.

Aller plus loin?
Les travaux doivent prendre fin au printemps, pour une ouverture en juin. «On pourrait dire qu’il s’agit d’une première phase du projet, car on rêve d’une deuxième phase. On pourrait imaginer réaliser un aménagement similaire dans le secteur sud-ouest avec un autre stationnement souterrain et nouveau bâtiment qui pourrait accueillir de quoi faire du compost. On pourrait aussi imaginer faire un jardin. Mais, aucune de ces idées n’est en projet pour le moment. Nous n’en sommes pas là», conclut Mme David.