Saint-Laurent

Marwah Rizqy en renfort dans une école défavorisée de Saint-Laurent

Marwah Rizqy en classe
La députée provinciale de Saint-Laurent, Marwah Rizqy Photo: Gracieuseté - Marwah Rizqy

La banque de suppléance d’enseignants étant vide, la députée provinciale de Saint-Laurent Marwah Rizqy donne temporairement des cours à une école défavorisée de son comté.

La politicienne de 35 ans y sera une demi-journée chaque lundi pour quelques semaines. Son bureau de circonscription est fermé et elle ne siège pas à l’Assemblée nationale cette journée-là. Au mois de novembre, elle devrait passer une semaine complète à cette école.

«Même si j’avais déjà enseigné à l’université pendant cinq ans, ça n’a rien à avoir. C’est fois mille la charge mentale. On doit sans arrêt être aux aguets», dit la porte-parole en matière d’éducation au Parti libéral du Québec (PLQ).

Jusqu’à maintenant, elle a pratiqué dans une classe d’accueil ainsi qu’en cinquième année.

Habituée de débattre avec le ministre caquiste Jean-François Roberge dans le Salon bleu, cette expérience amène une toute nouvelle perspective. «Je suis obligée de lever mon chapeau à toutes les équipes, directions, enseignants et personnel de soutien», indique l’élue laurentienne.

Encadrement

Pour la députée libérale, cette implication est un rappel que Saint-Laurent est une terre d’accueil pour plusieurs immigrants.

«On forme les adultes de demain. Certains ont des bagages. Il y en a beaucoup qui viennent d’ailleurs, et le ‘ailleurs’, des fois c’est des pays qui étaient en guerre, alors les enfants qui arrivent au Québec doivent non seulement apprendre la langue, mais ont aussi perdu leurs repères», insiste Mme Rizqy.

«On part de loin avec certains enfants.» -Marwah Rizqy

C’est notamment pourquoi le personnel enseignant veille à travailler sur le développement affectif des élèves en encourageant les activités collectives et le partage, indique-t-elle.

En juin, le Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB) fait état de ses efforts pour lutter contre la pénurie d’enseignants. Des programmes ont été créés en collaboration avec la TÉLUQ. Par exemple, l’un donne accès à un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en éducation préscolaire et primaire. Il offre les crédits nécessaires pour se qualifier à une maîtrise qui permettra l’obtention du brevet d’enseignement.

300

La hausse de la population étudiante nécessite l’embauche de 300 enseignants annuellement pour les cinq prochaines années, au moins.

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