Saint-Laurent

La relance culturelle d’Onyou Lee

L'altiste Onyou Lee
Photo: Olivier Boivin / Métro

Après deux ans plus calmes en raison de la pandémie, l’agenda de l’altiste pigiste Onyou Lee s’annonce bien rempli d’ici la fin de l’été. Il fait notamment partie de l’Orchestre de la Francophonie pour la période estivale, ce qui le rapproche de son rêve d’intégrer un orchestre à plein temps.

Fraîchement sorti de l’Université, le musicien Onyou Lee profite au maximum de la relance culturelle postpandémique. Il multiplie les apparitions au sein d’ensembles et d’orchestres depuis le mois de mai.

«Pendant la pandémie, je priais pour pouvoir jouer seulement un spectacle, raconte-t-il. Et maintenant, je vais à la Place des arts presque chaque jour. J’en suis au point où je peux me considérer comme un musicien professionnel qui vit de son art, du moins pour l’instant.»

Cet été occupé arrive comme une récompense pour le musicien, qui demeure maintenant à Saint-Laurent, à la suite d’un parcours pour le moins atypique.

C’est seulement à l’âge de 14 ans qu’Onyou Lee a commencé à s’intéresser à la musique alors que sa mère lui a proposé de suivre des leçons de violon.

«Personne dans ma famille proche ou éloignée ne joue d’instrument, explique-t-il. Mais ma mère m’a dit que ce serait bien au moins d’essayer d’en apprendre un. J’ai tout de suite eu le coup de foudre.»

Malgré son amour pour cet instrument, ses débuts tardifs ont joué en sa défaveur lorsqu’est venu le temps de faire des études supérieures en musique.

C’est pourquoi il a opté pour l’apprentissage de l’alto, un instrument à cordes similaire au violon, mais qui produit un son plus grave et plus chaleureux.

«Les autres étudiants en violon avaient commencé très jeune donc la compétition s’annonçait féroce, continue le Laurentien. De son côté, l’alto est plus en demande au sein des orchestres. La transition a été facile parce que j’ai tout de suite aimé sa sonorité plus grave.»

Orchestre de la Francophonie

Sa spécialisation en alto lui a notamment permis d’intégrer une première fois l’Orchestre de la Francophonie en été 2020, et une seconde fois cette année.

Alors que son premier séjour avec l’orchestre s’est principalement déroulé en virtuel, pandémie oblige, sa deuxième expérience lui permet de vivre pour une première fois la réelle expérience avec ses répétitions en présentiel et ses spectacles devant public.

Cet orchestre, d’abord formé en 2001 pour performer aux jeux de la francophonie, réunit aujourd’hui plusieurs dizaines de musiciens finissants chaque année afin de les préparer à jouer un rôle de premier plan au sein d’orchestres de renom.

«C’est vraiment génial de pouvoir connecter avec le public et côtoyer des étudiants en musique de partout au sein de la francophonie au Canada et dans le monde, dit-il. J’apprends beaucoup de leurs expériences.»

Avenir

Fort de cette deuxième expérience au sein de cet orchestre, Onyou Lee souhaite poursuivre sa lancée. Son rêve serait d’un jour intégrer un orchestre à temps plein.

«Je pourrais continuer à faire de la pige comme j’en fais actuellement et être très heureux, avance l’homme de 28 ans. Mais j’aimerais intégrer un orchestre à temps plein parce que ça me permettrait de jouer plus souvent.»

D’ici là, son prochain spectacle avec l’Orchestre de la Francophonie aura lieu le 29 juillet à la salle Joseph-Rouleau. Les billets sont en vente sur le site Internet de l’orchestre.

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