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Vivre ici: Vivre de son art à Saint-Laurent

La pianiste laurentienne Alejandra Cifuentes Diaz vient de lancer Sous les chandelles, un album de musique classique tiré de ses derniers concerts à la lueur des bougies.

Sur cet album se succède ses interprétations de Bach, Brahms, Chopin, Bach Schumann, Listz,  Schubert et Beethoven. L’atmosphère intime de l’album persiste à chaque changement de piste. La pianiste qui a débuté au piano lorsqu’elle avait cinq ans dit n’avoir jamais voulu explorer au-delà du registre classique. «Ça m’attirait, il y a des compositions qui me sont encore incompréhensibles. Elles font un pont avec ma vie, celle des autres, les choses autour de moi. Chopin, Mozart résonnent encore à travers nous, par leurs musiques, car ils touchent quelque chose de fondamental», confie-t-elle.

Nul n’est prophète en son pays

La musicienne explique que Saint-Laurent est un endroit choyé pour jouer en raison de la proximité de l’arrondissement avec la nature. De plus, les cégeps Vanier et Saint-Laurent sont, selon elle, d’excellents établissements pour approfondir ses connaissances musicales.

Bien qu’elle ait joué à Moscou et en Algérie, elle n’a jamais eu l’occasion de jouer pour le public laurentien. Ce n’est pourtant pas l’envie qui manque. « Je n’ai jamais joué ici, c’est un peu fou de ne pas avoir eu cette occasion là encore», dit l’artiste. «Je n’ai peut-être pas été cherché tout ce qu’il y a à faire jusqu’à maintenant je n’ai pas eu de chance», résume-t-elle.

Vivre de son art

La jeune interprété arrive, comme peu d’artistes, à vivre de son art. Elle fait de nombreux concerts en plus d’enseigner  le piano et animer des conférences musicales dans les écoles primaires.

Saint-Laurent est l’endroit idéal pour l’enseignement du piano à cause du grand nombre d’enfants, indique-t-elle.  Très populaire, elle dit avoir réussi à se bâtir une clientèle de bouche à oreille. Elle passe aussi dans les écoles primaires dont les programmes de musiques ont été coupés pour expliquer aux petits qu’est-ce que la vie de musicien.

«Ce n’est pas toujours clair de savoir quel est le chemin à prendre dans les arts, ce n’est pas un emploi conventionnel, ça dépend des contacts, des prix gagnés, ça passe par d’autres chemins», explique-t-elle.

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