Saint-Léonard

La CSPI envisage l’expropriation pour bâtir une nouvelle école

La CSPI envisage l’expropriation pour bâtir une nouvelle école
Photo: Photo TC Media - Isabelle Bergeron

La Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île prendra les grands moyens pour pallier le manque d’espace pour accueillir sa population d’élèves toujours croissante. Pour la prochaine rentrée, elle choisit de fermer deux classes de maternelle 4 ans à Saint-Léonard et entame des démarches d’expropriation pour implanter une nouvelle école dans le même secteur.

Un processus d’expropriation va être enclenché dès le 20 mars, lors de la prochaine séance du conseil des commissaires scolaires, selon des informations dévoilées par le quotidien Le Devoir et confirmées par le Progrès Saint-Léonard. C’est un terrain «au sud de la métropolitaine» qui est dans la mire de la CSPI, a confirmé son président, Miville Boudreault.

«Nous avons tenté d’approcher des propriétaires de terrains, d’évaluer les solutions, mais nous avons dû nous rabattre sur la solution de l’expropriation, car les terrains sont très occupés dans l’est de Montréal et certains, dans des zones industrielles, ne sont pas adaptés pour l’implantation d’une école», explique M. Boudreault.

Aujourd’hui, la CSPI accueille 35 000 élèves de primaire et de secondaire. Sur les 41 écoles, 10 écoles comptent 750 élèves et plus, et 3 comptent 1 000 élèves et plus. «Je pense que la nouvelle école sera immédiatement remplie», assure M.Boudreault.

Cette nouvelle école  au sud de la métropolitaine pourrait voir le jour d’ici 3 ans «si tout va bien, que toutes les planètes sont alignées et que tout roule comme il faut».

«Nous avons dû nous rabattre sur la solution de l’expropriation, car les terrains sont très occupés» — Miville Boudreault, président de la CSPI

Deux classes de maternels en moins
En attendant, l’urgence de trouver de la place face à l’augmentation de clientèle est toujours présente. Ainsi, deux classes de maternelles 4 ans vont fermer dans une école, toujours au sud de la métropolitaine, faute de place.

Cette mesure était nécessaire, explique Miville Boudreault, afin d’accueillir les élèves de 5 à 6 ans, dont la scolarisation est obligatoire, au contraire des élèves de 4 ans.

Tandis que le gouvernement de François Legault souhaite instaurer le principe de la maternelle dès 4 ans à l’échelle de la province, le Président de la CSPI assure que sa décision n’est pas une marque de défiance à l’égard du projet, mais bien une «solution à un problème très local, pour répondre à une urgence».

Sans ces fermetures, dit-il, des élèves et des parents auraient pu se retrouver sans solution avec leurs enfants de 5 ou 6 ans.

Aujourd’hui, la CSPI dispose d’une surpopulation dans les écoles primaires, mais la nouvelle école de Saint-Léonard devrait bien être une école secondaire. C’est le chemin qui semble prévaloir, même si ce n’est pas encore complètement et totalement acté.

«Les élèves du primaire vont arriver au secondaire, le temps que les démarches et la construction puissent se faire, explique Miville Boudreault. On anticipe donc une situation et il faut agir maintenant».

Outre cette nouvelle école à Saint-Léonard, d’autres discussions sont en cours pour Rivière-des-Prairies. Des terrains ont été visés du côté de Boscoville et M. Boudreault assure que «les discussions sont toujours en cours», notamment entre le ministère de l’Éducation et le CIUSS du Centre-sud, propriétaire des terrains. «On espère avoir du nouveau en juin», détaille M.Boudreault sur ce dossier, qui ajoute que «ce type de discussions est toujours assez long».