Mercier & Anjou
16:46 25 septembre 2020 | mise à jour le: 25 septembre 2020 à 17:09 temps de lecture: 3 minutes

De futures écoles en attente, faute de terrains

De futures écoles en attente, faute de terrains
Photo: ArchivesLes différents projets de construction d'écoles devront attendre, faute de terrains.

Alors que le ministère de l’Éducation a octroyé des fonds pour la construction de nouvelles écoles dans l’est de Montréal, un problème se pose alors que le Centre de services de la Pointe-de-l’île (CSSPI) ne dispose d’aucun emplacement pour les construire.

«L’enjeu, par rapport à toutes ces annonces, c’est le terrain. On est la sixième commission scolaire en termes d’élèves, mais on est sur le plus petit territoire. Et en plein centre, il y a une grosse zone industrielle. Les terrains sont une denrée rare», résume Antoine El-Khoury, directeur général du CSSPI.

Son centre de service a obtenu un financement pour la construction de deux nouvelles écoles primaires à Anjou et à Pointe-aux-Trembles. Cela s’ajoute aux projets déjà approuvés l’an passé, qui prévoyaient deux autres écoles secondaires sur le territoire du CSSPI. L’échéancier de ces dernières serait repoussé d’un an, faute d’espace où les construire.

M. El-Khoury ajoute être en discussion avec la Commission scolaire English-Montréal et avec les différents arrondissements concernés pour trouver et obtenir des terrains adéquats pour y construire des écoles. Une fois des emplacements acquis, les projets devraient se réaliser très rapidement, selon lui.

«On en trouve, mais souvent dans des zones industrielles, ou qui seraient suffisants pour construire un bungalow, mais loin d’avoir une surface assez grande pour une école», explique M. El-Khoury.

Une fois les différents projets construits, les enjeux de manque de classes et d’espaces qui affligent depuis quelques années le CSSPI devraient être réglés, selon lui.

«L’enjeu n’est pas que le ministère ne veut pas reconnaître nos besoins. Il a répondu à toutes nos demandes. La problématique, encore une fois, est l’enjeu de terrain. On n’a pas encore pu réaliser les projets d’écoles secondaires de l’an passé et on a perdu un an à cause de ça», réitère le directeur.

Au Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPI), on accueille positivement ces annonces ministérielles, bien que celles-ci tarderont trop.

Le syndicat plus sceptique

«Il était temps, mais ça n’aura pas lieu avant un moment. En attendant, on est encore dans un problème de surpopulation des classes, et avec des spécialistes qui n’ont pas de locaux. Les annonces sont bienvenues, mais pour l’instant, les problèmes sont encore là», déplore Serafino Fabrizi, président du syndicat.

Quant à savoir si les nouvelles écoles règleront la problématique actuelle, il se montre plus circonspect.

«Il faut parier sur les bonnes prévisions du ministère. Est-ce que ça va pallier la situation qu’on va avoir en 2023-2025? J’ai de très gros doutes, mais on verra à ce moment-là.»

Il rappelle cependant que la situation actuelle est en partie due à de mauvaises évaluations, et que la CSSPI se retrouve dans un territoire où les familles sont nombreuses et où de nombreux immigrants viennent s’installer, ce qui pourrait fausser les prévisions.

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