Montréal
17:10 26 mars 2021 | mise à jour le: 26 mars 2021 à 17:10 temps de lecture: 4 minutes

Les lieux de culte prêts à accueillir plus de fidèles

Les lieux de culte prêts à accueillir plus de fidèles
Photo: Frédéric Hountondji/Métro Média

À partir du vendredi 26 mars, les lieux de culte sont autorisés à accueillir jusqu’à 250 personnes au cours d’une célébration. Et ce, même si Montréal est toujours en zone rouge. Jusqu’à présent les églises, mosquées et synagogues étaient limitées à 25 fidèles.

Les représentants religieux contactés par la rédaction se réjouissent de pouvoir de nouveau accueillir leurs fidèles en présentiel et saluent l’assouplissement du gouvernement. Les chrétiens et les juifs pourront fêter prochainement Pâques et Pessa’h presque normalement.

Les lieux de culte de Saint-Léonard ont su s’adapter aux mesures sanitaires. Seul le masque chirurgical de procédure est accepté. Les bulles familiales doivent s’assoir à deux mètres les unes des autres. Le lavage des mains est obligatoire à l’entrée.

Le père Daniel de la paroisse de Saint-Léonard a su également adapter ses pratiques. «Les bénitiers sont vides depuis un an. On ne se donne plus la main pour la paix du Christ et je ne donne plus la communion sur la bouche mais sur la main.» Le chant choral demeure également interdit.

Du côté de la synagogue Kehilat Beta Yisrael de Saint-Michel, le rabin Apvrapm Yitzhaq opte plutôt pour une Pessa’h en ligne.

«Cette année, on recommande aux fidèles de célébrer Pessah à la maison, en famille et de suivre les instructions de célébrations en ligne. On leur propose aussi de leur envoyer les informations nécessaires pour le déroulé des rituels par courriel.»

Si les fidèles ont hâte de revenir en personne dans leur lieu de culte, les représentants religieux observent que nombre d’entre eux craignent de s’exposer au virus. «On a plus d’ainés que de jeunes dans notre paroisse, ils n’osaient pas trop venir cet hiver.

Sauf pour Noël, où l’on a dû refuser pas mal de monde, même si on a mis en place un système de réservation de billets gratuits afin de contrôler l’afflux. Maintenant que nos fidèles les plus âgés se vaccinent, on s’attend à revenir à notre niveau de fréquentation habituel.

Plus la vaccination va aller de l’avant et plus les paroissiens vont revenir à la messe » commente le père Daniel.

En dehors des fêtes religieuses, la fréquentation des messes de la paroisse reste bien en deçà de la jauge. En temps normal, le père Daniel accueille entre 50 et 75 personnes par messe. Avec la distanciation sociale, l’église a une capacité d’accueil estimé à 76 personnes seules ou 150 couples.

Des médecins s’inquiètent de l’ouverture des lieux de cultes à 250 personnes

Même si les lieux de culte adaptent leurs pratiques et suivent les consignes données par le gouvernement certains médecins s’inquiètent pour la sécurité des fidèles. «Il y a un risque accru dans les lieux de culte parce que les gens se connaissent.

C’est un réseau social, donc, c’est peut-être une occasion de rassemblement avant et après», explique la Dre Marie-France Raynault, cheffe du département de médecine préventive et santé publique du CHUM dans une entrevue au journal Le Devoir.

Elle estime que les risques sont plus accrus dans les lieux de cultes car les fidèles peuvent s’y rendre tous les jours, contrairement à une salle de spectacle où les personnes y vont bien moins souvent.

Elle invite les fidèles à veiller dans leur lieu de culte au respect général des consignes sanitaires.

«Qu’ils surveillent qu’il n’y ait pas de chant, que les gens ne se déplacent pas et restent assis à deux mètres les uns des autres et qu’il n’y ait pas d’attroupement au début et à la fin», dit-elle.

Par ailleurs, le décret du mercredi 24 mars, ouvrant la jauge à 250 personnes dans les lieux de culte, indique que les mariages et les funérailles restent limités à 25 participants maximum dans les zones orange et rouge.

Et ce, en raison d’importantes éclosions de Covid-19 depuis le début de la pandémie au cours de tels événements. En effet, ce sont des cérémonie intimes durant lesquelles les gens peuvent facilement oublier les gestes barrières.

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