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Sport-études en boxe olympique : une première à Saint-Léonard

Les élèves de l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry sont invités à monter dans le ring à l’automne 2014. En collaboration avec le centre sportif Ludus, elle proposera, dès la rentrée scolaire, un programme de Sport-études voué à la boxe olympique. C’est une première à Saint-Léonard.

Le programme s’adresse aux jeunes, garçons et filles, de la première à la cinquième secondaire. Du lundi au vendredi, les pugilistes en herbe diviseront leur journée en deux. En première moitié, ils suivront leurs cours réguliers à l’école. En deuxième moitié, ils se rendront au gymnase du centre Ludus pour enfiler les gants et apprendre l’art de la boxe.

Selon l’entraîneur-chef du centre sportif, Pascal Brabant, c’est l’activité idéale pour affiner les capacités physiques et intellectuelles des élèves.

« L’obésité chez les jeunes, c’est un fléau. Dans les programmes scolaires, il y a de moins en moins de place pour le sport. C’est bien, on a mis l’accent sur les matières académiques, mais on a oublié que des enfants ont besoin de bouger. Souvent, dans les programmes de Sport-études, les notes des élèves augmentent au lieu de baisser. Pourquoi? Parce qu’il y a une transposition des qualités athlétiques vers les autres sphères de la vie quotidienne. »

Cet instructeur natif de Saint-Léonard souligne que la discipline est au cœur de l’entraînement des boxeurs. Ceux-ci doivent garder leur calme, gérer leurs émotions et s’alimenter sainement. Des qualités qui, selon lui, aident à la persévérance scolaire.

« Les boxeurs sont intelligents parce que dans le ring, ils arrivent à évaluer l’adversaire. Leur prise de décision doit se faire rapidement. On demande maintenant aux boxeurs de penser beaucoup plus que de réagir par automatisme. Je dis souvent que la boxe, c’est comme jouer aux échecs pendant qu’on court sur un tapis roulant. »

Une mauvaise réputation

Aux yeux de plusieurs, la boxe n’est rien de moins qu’un concours de celui qui tape le plus fort. Rien n’est plus faux selon M. Brabant.

« Un jeune est venu faire un tour au gymnase. Il avait beaucoup d’intérêt pour le nouveau programme Sport études. Mais ses parents ont dit non, croyant que c’est un sport trop violent », se désole M. Brabant.

Selon lui, vendre la boxe aux parents peut s’avérer difficile puisqu’ils se fient trop souvent à ce qu’ils voient dans les films et dans les combats professionnels.

« Se battre, pour les gens, ça évoque parfois l’image d’une bagarre de cour d’école. Il y a une charge émotionnelle qui vient avec le coup de poing. Mais en boxe olympique, on ne frappe pas en fonction de nos émotions. On cherche à marquer des points. Qu’il soit très fort ou très faible, le coup vaut la même chose », soutient-il.

L’entraîneur-chef du centre Ludus espère que le programme lui permettra de dénicher de nouveaux talents locaux qu’il pourra accompagner à des compétitions provinciale, nationale et même internationale. Le but : faire rejaillir la réputation sportive de l’est de Montréal.

Le centre sportif Ludus est en campagne de recrutement. Le programme est ouvert aux jeunes de Saint-Léonard, mais aussi à ceux d’Anjou, de Montréal-Nord, d’Ahuntsic, de Rivière-des-Prairies et de Pointe-aux-Trembles. Idéalement, M. Brabant voudrait qu’une dizaine de jeunes s’y inscrive. Mais qu’il y en ait un ou 20, le ring sera ouvert en septembre.

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