Quand travail et études font bon ménage!
L’organisme léonardois se joint au CJE Pointe-aux-Trembles – Montréal-Est (CJE- PAT-ME) et à celui de Rivière-des-Prairies (CJE-RDP), qui œuvrent en collaboration avec la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) et le Réseau Réussite Montréal dans ce projet.
Le programme, qui vise à favoriser la réussite scolaire, se décline en deux volets : un pour les employeurs et un autre pour les jeunes travailleurs.
« L’objectif est de sensibiliser les étudiants à l’impact d’un emploi sur leur scolarité et les employeurs à la réalité des jeunes qui vont à l’école et qui ont besoin de temps pour leurs études », explique Lina Raffoul, directrice du CJE Viger – Jeanne-Mance.
Dans un premier temps, des démarches seront entreprises auprès des employeurs afin de les conscientiser aux contraintes des travailleurs aux études : nombre d’heures travaillées, quarts de travail, calendrier scolaire, conditions de travail, etc.
« Nous n’avons pas de pouvoir légal dans le cadre du programme Équi T-É, il n’y a aucune obligation de l’employeur de limiter le nombre d’heures de travail. On leur donne de l’information, de la documentation et des outils. On mise beaucoup sur la sensibilisation. On recherche un engagement formel, une signature de protocole des employeurs qui s’engagent à adhérer à ce projet de société », avance la directrice.
Pour ce faire, la coalition a engagé une personne pour faire la tournée des entreprises dans l’est montréalais.
La seconde phase du programme consiste à proposer des ateliers dans les classes des écoles secondaires du secteur, afin de rejoindre la clientèle jeunesse. Toutefois, celle-ci n’est pas encore offerte à Saint-Léonard.
« Pour le volet étudiant, c’est plus compliqué parce que ça prend quelqu’un dans les écoles. Je dois négocier avec la CSPÎ et le Réseau Réussite Montréal pour avoir accès à cette ressource-là », soutient Mme Raffoul.
Trop c’est comme pas assez!
Lorsqu’il est trop accaparant, le travail peut nuire au cheminement scolaire des étudiants. À l’inverse, celui-ci peut s’avérer bénéfique à la réussite académique s’il est bien géré.
« Il y a un nombre maximal d’heures qu’un étudiant peut travailler tout en maintenant son rendement scolaire. Ça dépend du niveau d’étude et du type de formation, mais ça varie habituellement entre 12 et 20 heures par semaine. Dès que l’on dépasse ce seuil, le travail est priorisé aux dépens des études. Par contre, plusieurs études démontrent qu’un élève qui travaille un nombre d’heures limité et qui peut faire son horaire en fonction de ses études, ç’a des retombées positives sur son cheminement. Il est plus autonome, plus mature et saisit mieux le lien entre les études et le travail », conclut Mme Raffoul.