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Honoré pour son implication

Honoré pour son implication
Photo: Photo: Gracieuseté – Annie-Ève Dumontier

Maintenant âgé de 82 ans, George McRae a passé sa vie à Pointe-Saint-Charles. À ce jour, il continue de rendre hommage à ce quartier qui l’a vu grandir par le biais de son site web thepoint.ca, qu’il a mis sur pied il y a de cela 22 ans. Son implication dans la communauté lui a d’ailleurs valu une reconnaissance de la part de l’arrondissement du Sud-Ouest.

«C’est difficile de ne pas aimer Pointe-Saint-Charles, lance l’octogénaire. C’est inexplicable le sentiment d’appartenance qu’on peut avoir envers ce quartier. Lorsque je discute avec quelqu’un qui a aussi grandi ici, j’ai l’impression de parler à un frère ou à une sœur.»

Son amour pour le quartier transparaît d’ailleurs dans l’énergie et le temps qu’il met quotidiennement depuis les 22 dernières années dans la construction de son site web.

Thepoint.ca se veut le portrait de la vie à Pointe-Saint-Charles, que ce soit les joutes de baseball, les spectacles, les activités scolaires ou tout simplement le train-train quotidien des personnes qui croisent le passage de M. McRae.

Débuts
L’idée de lancer ce site lui est venue au moment de sa retraite, alors qu’il souhaitait trouver un moyen de redonner à sa communauté. «Je ne savais pas exactement quoi faire, mais j’ai commencé à me rendre à différents événements, à filmer et à prendre des photos, explique-t-il. C’est là que tout a commencé.»

Rapidement, le site est devenu populaire auprès des résidents de la Pointe. Si bien que M. McRae a demandé l’aide d’un ses amis, Wesley Dryden, pour l’assister dans ses fonctions.

En 2005, plus de 1,2 million de personnes l’avaient visité et contribuaient à son contenu. Si l’achalandage a grandement diminué ces dernières années, en raison de l’engouement pour les réseaux sociaux, cela convient au fondateur.

«Je n’ai plus autant d’énergie qu’avant, c’est devenu difficile de tout documenter, soutient-il. Mais, je continuerai tant que je le pourrai.»

Évolution
Lorsqu’il sillonne les rues de Pointe-Saint-Charles aujourd’hui, George McRae ne reconnaît plus les lieux de son enfance. «Je ne vois plus personne dehors, s’exclame-t-il. Autrefois, même si on gelait, tout le monde était dans la rue et jasait. Les enfants jouaient au hockey. Nous étions très pauvres, mais on ne s’en rendait pas compte. Maintenant, ce sont plutôt des familles assez aisées qui habitent ici.»

Tous ces changements ne sont pas nécessairement négatifs pour autant selon M. McRae, qui croit que le quartier n’a jamais été aussi beau.

«Mais, il n’y a plus la même fraternité entre les résidents. Même si c’est plus sécuritaire que dans le temps où il y avait la drogue et les prostitués, je ne laisserais pas mes portes débarrées comme on le faisait quand j’étais plus jeune», avoue-t-il.

Des souvenirs du Pointe-Saint-Charles d’autrefois resteront toutefois gravés à jamais sur son site web.