Sud-Ouest
17:35 1 mai 2020 | mise à jour le: 4 mai 2020 à 10:07 temps de lecture: 2 minutes

Réseau de fabricants de visières

Réseau de fabricants de visières
Photo: Gracieusetéles imprimantes 3D fonctionnent jour et nuit pour fabriquer des supports à visière.

Des citoyens armés d’imprimantes 3D à la maison sont devenus des producteurs de visières au profit du CHUM. Chapeauté par l’École de technologie supérieure (ÉTS), ce réseau compte 150 personnes, dont des étudiants, des gens d’affaires et du personnel universitaire, qui fabriquent chaque semaine 1000 protecteurs faciaux.

C’est dans le cadre du projet COVID3d que l’initiative a été lancée afin de répondre rapidement aux besoins de matériel pour le personnel soignant. Les imprimantes 3D représentent un procédé flexible et démocratique.

«À peu près n’importe qui peut le faire, on n’a pas besoin d’avoir une formation. On peut bien acheter une petite imprimante. Les coûts de ces machines sont relativement faibles» soutient le porte-parole du réseau, Vladimir Brailovski, professeur en génie mécanique à l’ÉTS.

Augmenter la capacité

Toutefois, le désavantage est sa vitesse de production. Le temps de fabrication varie entre 10 et 30 minutes pour une seule pièce, expose-t-il. L’appel lancé auprès de particuliers visait à combler cette lacune.

L’ÉTS reçoit les visières pour vérifier leur qualité avant de les livrer auprès du CHUM. Jusqu’à maintenant, 5000 de ces protecteurs ont été distribués.

Accrédité récemment par Santé Canada, leur travail pourrait servir à d’autres établissements de santé ou entreprises. Le réseau citoyen pourrait aussi être appelé à produire d’autres objets destinés au système de santé ou d’autres milieux, avance M. Brailovski.

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