Sud-Ouest

La relève du judo dans le Sud-Ouest

Judo Monde
Le centre de judo du Sud-Ouest est situé au centre Gadbois. Photo: Gracieuseté

Fermé depuis mars 2020 en raison de la pandémie de COVID-19, Judo Monde rouvre ses portes avec beaucoup d’enthousiasme après plus d’un an d’attente de la par des athlètes et des entraîneurs.

Si une possibilité de réouverture soufflait l’automne dernier, les espoirs de Judo Monde se sont rapidement effondrés, alors que le Québec est entré en confinement pendant plusieurs mois à compter d’octobre 2020.

«On était prêt, mais on n’a jamais été capable de reprendre», se désole le directeur technique de Judo Monde, Claude Bédard.

Comparativement à certains sports, le club de judo du Sud-Ouest situé au centre Gadbois, n’a pas donné de cours à distance pendant la dernière année. Certaines activités ont eu lieu –- lorsque permises -– dans le respect des mesures sanitaires.

«Quand c’était possible, notre entraîneur et trois ou quatre judokas allaient s’entraîner à l’extérieur. C’était limité à quelques compétiteurs», explique M. Bédard.

Intérêt pour le judo

La présence du judo aux derniers Jeux olympiques et des bonnes prestations de judokas canadiens, pourraient-elles avoir des impacts positifs sur l’intérêt de ce sport à l’échelle locale?

«J’en suis persuadé. Chaque Jeux olympiques, il y a une augmentation du nombre de personnes qui s’inscrive», mentionne le directeur technique.

Avant la pandémie, le centre Judo Monde comptait environ 150 judokas. Malgré un certain intérêt renouvelé au sein d’anciens membres, une baisse des inscriptions n’est pas impossible.

«Il ne faut pas se conter de mensonges. La COVID va laisser des traces. Certains parents vont se dire: “je n’envoie pas mon enfant faire du judo tant que la pandémie ne sera pas terminée”», note M. Bédard.

À ce sujet, le directeur technique tient à rassurer les athlètes ou leurs parents. En plus du respect des consignes sanitaires, le dojo, la salle de pratique des judokas, sera constamment nettoyé pour éviter toute contagion.

Nouveautés

Dans les derniers mois, quelques subventions ont permis à Judo Monde d’offrir de nouveaux outils et équipements à leur clientèle.

En effet, 50 judogis, c’est-à-dire, l’uniforme des pratiquants du judo, pourront être prêtés à des athlètes qui en feront la demande.

Une caméra a également été achetée afin de filmer les cours, différentes techniques et certains combats pour permettre aux athlètes de s’améliorer. «On va pouvoir filmer et regarder les erreurs», souligne M. Bédard.

Le dojo du club vient aussi d’être amélioré avec la réfection du mur de protection.

Préparer la relève

Il n’y a pas d’âge pour s’adonner au judo. Différents groupes, comme ceux pour les enfants qui débutent dans la discipline, sont créés chaque année afin de permettre aux athlètes de performer selon leur niveau.

«La première chose qu’on leur apprend, c’est de tomber de façon sécuritaire. Lorsqu’ils savent tomber, ça augmente leur confiance», souligne le directeur technique.

«Rendu à la ceinture jaune, [les athlètes] peuvent commencer à faire de la compétition, pour ceux qui ont de l’intérêt. On ne force absolument personne. On aime autant les compétiteurs que les non-compétiteurs.»

Claude Bédard

Les entraîneurs montrent aussi différentes facettes du sport afin de familiariser les débutants.

«Il y a beaucoup de jeux éducatifs pour les amener à progresser, mais aussi dans le plaisir», souligne-t-il.

Les inscriptions pour les différents groupes d’âge sont déjà amorcées chez Judo Monde. Des enfants aux adultes, en passant par des groupes de parents et enfants, le sport s’adresse à tout le monde, peu importe leur catégorie.

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