Sud-Ouest

Les CEP du Sud-Ouest manifestent à la veille de leur loyer

Photo: Lila Maitre / Métro

Alors que la mise en place des loyers commence le 1er juillet, les centres d’éducation populaire (CEP) du Sud-Ouest prévoient plusieurs actions jeudi et vendredi, dont des manifestations, et l’occupation des locaux pendant la nuit du 30 juin au 1er juillet.

Les deux CEP du Sud-Ouest, soit le Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles et le Comité d’éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et Saint-Henri (CÉDA), se faisaient face à face sur le pont Charlevoix ce jeudi 30 juin, lors de la manifestation s’opposant à la mise en place d’un loyer à compter du 1er juillet.

Depuis une cinquantaine d’années, les CEP proposent des activités éducatives et un accueil pour les personnes dans le besoin dans les quartiers. Les quatre autres centres montréalais incluent le Comité social Centre-Sud (CSCS), les Ateliers d’éducation populaire du Plateau, le Pavillon d’éducation populaire (PEP), à Hochelaga-Maisonneuve, et le Centre éducatif René-Goupil à Saint-Léonard. Ces derniers avaient déjà manifesté en mai dernier, devant les bureaux du premier ministre François Legault.

«Le centre m’a aidé à lire et à écrire» souligne une participante du CÉDA, Helaiette Robertson, venue manifester ce jeudi 30 juin.

À partir du 1er juillet, les six centres devront payer un loyer pour pouvoir demeurer dans leurs locaux, ce qui n’était pas le cas les années précédentes. Tout comme les CEP du Sud-Ouest, plusieurs des autres centres ont organisé des mouvements de protestations, à différents endroits de Montréal.

«Pour nous, il n’est pas question qu’on paye notre loyer, on veut concentrer l’argent qui nous est remis pour notre mission. Le loyer est au-dessus de 160 000$, on n’a pas les moyens», explique le coordonnateur général du CÉDA, Frédéric Gagné.

En plus de la manifestation, l’organisme prévoit plusieurs événements jeudi et vendredi, dont passer la nuit au CÉDA afin de protester contre le loyer.

Nouvelle enveloppe

De son côté, le CEP Carrefour populaire de Pointe-Saint-Charles a reçu ce 30 juin une lettre du gouvernement québécois annonçant le montant annuel alloué pour couvrir les frais d’exploitation. Si le loyer est bien compris dans les frais cette année, le montant reste identique à celui de l’année précédente, soit 60 000$.

«En faisant ça, le gouvernement reconnaît que ce n’est pas à nous de payer [le loyer] avec notre argent, mais l’enveloppe n’est pas augmentée donc ça reste insuffisant», souligne le coordonnateur du Carrefour d’éducation populaire de Pointe-Saint-Charles, Nicolas Delisle-L’Heureux.

Ce dernier ajoute que pour pouvoir payer le loyer dans sa totalité, en plus des autres frais, l’enveloppe devrait plutôt être d’un montant de 100 000$.  

À l’instar du CÉDA, le Carrefour d’éducation populaire prévoit de dormir dans ses locaux la nuit du 30 juin, et d’organiser un brunch et une action de quartier le 1er juillet.

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