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Deux résidents de Saint-Henri au Jeune Conseil de Montréal

L’arrondissement du Sud-Ouest était représenté à deux postes clés lors du 27e Jeune Conseil de Montréal, qui avait lieu du 24 au 26 janvier. Alors que Marie-Gabrielle Bronsard était présidente du Conseil, Maxime Maheu-Moisan était rédacteur en chef du journal Le vote de confiance.

Les deux résidents de Saint-Henri n’en étaient pas à une première participation à ce qui constitue la plus importante simulation municipale francophone en Amérique du Nord. Maxime Maheu-Moisan, 24 ans, y prenait part pour une troisième année. Quand à Marie-Gabrielle Bronsard, également âgée de 24 ans, il s’agissait d’une sixième participation. «Et d’une dernière», comme elle le souligne, puisqu’avec la présidence du Conseil, elle est arrivée au terme des fonctions qu’elle pouvait occuper.

Quelque 80 participants âgés de 18 à 30 ans forment le Jeune Conseil de Montréal. En plus de pouvoir occuper d’autres fonctions, chacun agit à titre de conseiller municipal. Durant la simulation fidèle à ce qui se passe au Conseil, trois projets de règlements sont soumis «pour être modifiés, bonifiés, débattus, et votés».

Chaque participant peut faire part de ses opinions sur les projets. Bien qu’il y ait un parti au pouvoir et un formant l’opposition, il n’y a pas de ligne de parti lors des débats. Chacun est libre de s’exprimer selon ses valeurs.

«La simulation se veut non partisane», indique Maxime Maheu-Moisan, un diplômé en physique.

Cet aspect plaît à celui qui avoue avoir été réticent à participer la première fois. «C’est un ami qui m’a convaincu», confie-t-il. Depuis, il est abonné.

«C’est une expérience assez unique, souligne Maxime. Ça permet de développer des habiletés.»

«S’exprimer devant 80 personnes, défendre ses idées, c’est un exercice important, formateur», mentionne-t-il.

Maxime, qui «n’envisage pas nécessairement une carrière en politique», parle déjà toutefois d’une 4e participation au Jeune Conseil de Montréal. «Je veux poser ma candidature comme porteur de règlement ou comme critique», dit-il.

Marie-Gabrielle Bronsard qui, l’an dernier, était mairesse, présidait donc les débats cette année. Pour se préparer à son rôle, elle a eu l’occasion de rencontrer et d’échanger avec l’actuel président du Conseil, Frantz Benjamin.

«C’est vraiment enrichissant de se retrouver dans un poste de leadership», dit-elle.

La diplômée en fiscalité aura apprécié durant toutes ses participations l’approche non partisane des débats. «Dans ma tête, ça fait toute la différence du monde.»

La jeune femme a le sentiment d’avoir fait le tour du jardin. «J’ai appris ce que j’avais à apprendre», dit-elle évoquant la richesse de l’expérience d’un point de vue technique. Elle a pu apprivoiser le fonctionnement de l’appareil municipal, la rédaction d’un règlement, etc. Elle en sort également grandie au plan personnel. «Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance de parler devant 80 personnes.»

Marie-Gabrielle Bronsard envisagerait-elle une carrière en politique? Rien de tel dans l’immédiat. Mais si un jour elle décidait de faire le saut, ce serait au municipal, lance-t-elle. «Au municipal, ce sont des questions qui nous touchent dans la vie de tous les jours», note-t-elle. «C’est là qu’il y a le moins de politique, que c’est le plus concret.»

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