Les travailleurs du Sud-Ouest privilégient le métro et le vélo
Les données de 2011 de Statistique Canada nous apprennent que 41,8% des résidents privilégient le transport en commun pour se rendre au travail, ce qui place le Sud-Ouest au 3e rang des arrondissements où ce mode de déplacement est le plus prisé.
Quant au transport actif (marche, vélo), il est choisi par 15,6% des travailleurs, ce qui confère au Sud-Ouest le 4e rang.
Il se classe aussi au 4e rang des arrondissements où l’automobile est le mode de transport le moins utilisé pour se rendre au boulot, avec un taux de 42,6%.
«Qu’on soit dans une telle position ne m’étonne pas», commente le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais. «Ça vient confirmer une tendance qu’on voit.»
«Il y a plus de demandes qui viennent de piétons que d’automobilistes», souligne-t-il. Quand plus de gens appellent à l’arrondissement pour réclamer davantage de poubelles près des stations de métro et des arrêts d’autobus que pour se plaindre des nids de poule, ça donne une idée de la tendance, dit-il.
Vélo hivernal
«Le vélo, beaucoup le prennent pour le travail», signale le maire. «Il y a de plus en plus de demandes pour du vélo en hiver. On ne voyait pas ça il y a cinq, dix ans.»
L’arrondissement réclame la mise en place dans les grands projets résidentiels de mesures favorisant les transports collectif et actif. «On le met dans les accords de développement», explique M. Dorais, qui cite entre autres comme projets les Bassins du Havre, le Nordelec, les phases Lowney et le développement des anciens terrains du CN dans Pointe-Saint-Charles.
À ce chapitre, le Sud-Ouest travaille avec Voyagez Futé, le centre de gestion des déplacements des quartiers centraux de Montréal qui a pour mission de favoriser le développement et promouvoir des options à l’automobile solo.
Loin du métro
Pour Pierre Morrissette du RESO, il y a place à amélioration en ce qui concerne la desserte de certaines zones d’emplois. C’est une préoccupation des gens d’affaires, des entreprises. «Dans nos collèges électoraux, depuis une bonne dizaine d’années, c’est un sujet qui revient», note-t-il, précisant que le RESO est membre du conseil d’administration de Voyagez Futé. M. Morrissette pointe des lacunes du côté de la rue Saint-Ambroise, dans Saint-Henri, et du secteur Bridge-Wellington. Il mentionne aussi la rue Notre-Dame où il n’y a pas de service d’autobus en continu. Le maire Dorais cible également le secteur industriel Cabot, dans Côte-Saint-Paul. «Mais il y a des choses qui s’améliorent», se réjouit Pierre Morrissette, qui rappelle l’entrée en service, en 2012, de la ligne d’autobus 71 dans Pointe-Saint-Charles, un circuit qui était réclamé depuis longtemps.
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