Déficit de liens nord-sud
«Le grand enjeu, pour nous, c’est l’axe nord-sud», indique M. Robertson.
En 2012, dans le cadre du réaménagement du terminus Lionel-Groulx, l’APCSOM proposait la création d’un lien sur la rue Greene, entre Sainte-Catherine et le canal de Lachine. Ça ne s’est pas concrétisé, mais pour l’organisme, une telle piste permettrait aux cyclistes du Sud-Ouest d’accéder au centre-ville en circulant sur une rue moins animée qu’Atwater. Ce serait aussi plus simple pour les résidents de Westmount qui voudraient se rendre au marché Atwater ou au canal, faisait-on valoir.
L’APCSOM verrait aussi très bien des pistes sur de la Montagne et Georges-Vanier. Sans oublier Guy. «Ce serait assez large pour en implanter une», souligne M. Robertson, qui mentionne également la rue Peel. Une piste qui irait jusqu’à l’avenue Docteur-Penfield faciliterait la connexion avec l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, explique-t-il.
Il y a aussi des besoins en direction sud, fait-il, observer. «Dans Émard et Côte-Saint-Paul, il n’y a pas beaucoup de connexions avec LaSalle.»
Alors que des arrondissements comme LaSalle, Verdun et Saint-Laurent ont développé des réseaux pour leur population à l’époque où elles étaient des villes, M. Robertson estime que plus de dix ans après la fusion des municipalités, la Ville de Montréal doit faire des efforts pour développer un meilleur réseau reliant les arrondissements.
«Comme toutes les grandes villes, on est en train de créer un espace pour le transport actif», dit-il.
Quand c’est possible, l’APCSOM suggère l’aménagement de pistes en site propre, où les cyclistes se sentent davantage en sécurité. «Les gens sont plus à l’aise. Ça augmente l’usage», note Derek Robertson.
À lire également:
Des cyclistes au comportement d’automobilistes