Sud-Ouest
09:52 15 mars 2013 | mise à jour le: 15 mars 2013 à 09:52 temps de lecture: 3 minutes

Laurent Chabin publie le roman jeunesse 15 ans ferme

Les jeunes amateurs de romans policiers peuvent se réjouir. La plus récente offrande de Laurent Chabin, 15 ans ferme (Hurtubise), est arrivée en librairie.

Dans cette nouvelle intrigue, on renoue avec Sara, l’héroïne du roman Les trois lames. Un incendie à Westmount, un riche avocat et sa femme retrouvés morts dans leur domicile, un jeune en fuite aidé par Sarah: on a droit à un mélange d’ingrédients donnant lieu à une histoire haletante sur fond d’injustices sociales. Pour ce récit, Laurent Chabin s’est notamment laissé inspirer par un procès pour esclavage qui s’est tenu l’an dernier en Ontario. Avec 15 ans ferme il «lève le voile sur le côté sombre de la prospérité économique: corruption, chantage, exploitation».

Laurent Chabin a roulé sa bosse. Il a vécu en France, aux Antilles, en Espagne et en Alberta. Voilà six ans, il a quitté Calgary pour s’établir à Montréal. Il n’a pas posé ses valises au hasard. L’auteur de quelque 80 romans a fait une tournée des quartiers avant d’arrêter son choix sur Saint-Henri. «J’ai aimé l’ambiance», confie celui qui écrit pour les adultes et les adolescents.

15 ans ferme est d’ailleurs «le troisième ou le quatrième» roman de Laurent Chabin – le prolifique auteur a perdu le compte – dont l’action est campée dans le quartier. Il s’agit d’un roman policier et, comme il l’explique, un polar «ça se passe toujours là où j’habite». C’est essentiel. «Pour que ce soit crédible, dit-il, j’ai besoin que l’ambiance soit rendue le plus correctement possible.»

Sans compter que Saint-Henri offre un cadre inspirant pour ce genre littéraire. «C’est un quartier qui s’y prête bien», estime Laurent Chabin. Il évoque entre autres son architecture avec ses vieilles usines abandonnées.

L’homme trouve une grande satisfaction à écrire pour les jeunes. «Les adolescents contrairement aux adultes lisent», souligne-t-il. «On dit beaucoup que les jeunes ne lisent pas. C’est faux.» Il prend tout autant de plaisir à creuser la veine du policier. «C’est un défi d’écrire un roman policier», confie l’auteur. Il compare l’exercice à «des mots croisés ou un sudoku». Il s’agit d’un travail délicat, un numéro d’équilibriste alors que pour tenir le lecteur en haleine, il faut que «ce soit incompréhensible jusqu’au dénouement final», explique-t-il.

L’écrivain, dont l’imagination n’est décidément jamais au point mort, a deux projets en cours d’élaboration: un roman pour adolescents et un pour adultes – deux histoires policières.

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