Agrile du frêne : 160 arbres seront abattus par mesure préventive
Les opérations d’abattage visent des arbres «qui sont soit malades, soit morts», précise le maire de l’arrondissement, Benoit Dorais. On ne parle pas de frênes victimes de l’insecte. «Il s’agit d’enlever les arbres qui risquent d’être mis à mal», souligne-t-il. «C’est de la coupe préventive.» Une centaine de ces arbres sont situés dans Émard–Saint-Paul, là où l’on retrouve le plus de frênes sur le domaine public. Les autres sont répartis un peu partout ailleurs dans l’arrondissement. «Et on replante», explique le maire. Après l’abattage, on procédera à l’essouchage. Une partie de ce travail sera effectué avant l’hiver. Puis on reprendra au printemps. Il y aura un peu de plantation à compter du printemps prochain. Les choses s’accéléreront à l’automne. On plantera des arbres d’un diamètre respectable d’au moins 5 centimètres. Les frênes seront remplacés par une dizaine d’essences: lilas japonais, tilleuls, féviers, quelques variétés d’érables et autres. On mise sur la diversité afin de ne pas retomber dans le même piège qu’avec les frênes. «Il y aura de la biodiversité à l’intérieur d’une même rue», souligne M. Dorais. «On suit le plan», note le maire. L’arrondissement a adopté en juin dernier un plan de lutte contre l’agrile sur le domaine public accompagné d’un budget de 1,4 M$ pour les quatre prochaines années. Ce plan inclut les activités de dépistage, le traitement au biopesticide, l’abattage et la plantation. Côté prévention, 525 arbres ont été vaccinés au cours de l’été. En 2015, on prévoit en vacciner 600 autres. Il devrait aussi y avoir de l’abattage préventif.
Parc Angrignon
Par ailleurs, un premier arbre attaqué par l’agrile a été découvert dans l’arrondissement le 31 octobre, plus précisément dans le parc Angrignon.
Il s’agit d’un frêne situé au centre du parc. La Direction des grands parcs et du verdissement, responsable d’intervenir au parc Angrignon, a décrété son battage. «C’est un petit foyer d’infestation», explique le maire. Il y avait huit spécimens d’agrile collés au piège installé sur le frêne alors que dans le cas d’une infestation importante, on peut en compter 50 et même 150.
«Cela n’a pas d’impact sur nos rues», assure le maire, les arbres hors du parc se trouvant au-delà d’un rayon de 300 mètres du frêne infesté.
«C’est un signe que ça se rapproche», constate toutefois Benoit Dorais, heureux que l’arrondissement se soit doté d’un plan de lutte.
L’agrile a déjà fait son apparition dans les arrondissements voisins de LaSalle, Verdun et Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.