Les médias sociaux: un incontournable pour les élus du Sud-Ouest
Hélène LeBlanc, députée fédérale de LaSalle-Émard, son collègue de Jeanne-Le Ber, Tyrone Benskin, la députée provinciale de Saint-Henri–Sainte-Anne, Marguerite Blais, et le maire de l’arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, alimentent régulièrement leur page Facebook et leur fil Twitter.
Pour Hélène LeBlanc, être active sur les médias sociaux va de soi. «Ça fait partie de toute la gamme des outils de communication, explique-t-elle. On utilise tous les moyens mis à notre disposition.»
Tyrone Benskin abonde dans le même sens. «C’est vraiment une question de communication, dit-il. Twitter, c’est une façon de donner de l’information par petite shot. C’est une bonne façon d’annoncer des événements.»
«Ça permet de rejoindre des segments de notre population qu’on ne retrouve pas ailleurs», souligne Benoit Dorais, faisant référence aux citoyens qui n’assistent pas aux séances du conseil et aux consultations publiques. De plus, dit-il, «ça alimente les gens en informations, et ils nous alimentent.»
Pour ce qui est de l’alimentation des comptes, ça varie d’un élu à l’autre. La page Facebook d’Hélène LeBlanc, «c’est un travail d’équipe» effectué en collaboration avec son personnel politique, explique-t-elle. «Mais mon fil Twitter, c’est moi principalement qui l’alimente.»
Benoit Dorais est pour sa part seul maître à bord. «C’est 100% moi», lance-t-il. C’est très exigeant, ça demande beaucoup de temps». Le maire souligne qu’il est davantage actif sur Twitter.
Tyrone Benskin ne met pas tellement la main à la pâte. «Je ne le fais pas beaucoup par manque de temps», admet-il. C’était moi au début, mais là, c’est fait en collaboration avec les gens de mon équipe».
De la politique autrement?
Les médias sociaux ont-ils changé leur façon de faire de la politique?
«Je suis plutôt de la génération des médias traditionnels. Il a fallu m’acclimater aux médias sociaux», confie Hélène LeBlanc, aujourd’hui très à l’aise.
Sans hésiter, Benoit Dorais mentionne «l’instantanéité», qui a tout révolutionné. C’est un puissant canal entre lui et le reste du monde. «Plus j’utilise les réseaux sociaux, plus il y a d’interaction», constate-t-il.
Anecdote
Quand on demande à Benoit Dorais si une anecdote liée aux médias sociaux lui vient en tête, il relate les actes de vandalisme commis à l’hôtel de ville en août 2014. Les conseillers municipaux qui se trouvaient dans la salle du conseil faisaient parvenir des vidéos du saccage par le biais de leur fil Twitter. «Ça ne pouvait pas être plus en direct», se souvient-il.
«De vieux amis que je n’avais pas vus depuis plusieurs années m’ont retrouvé par mes comptes de politicien», évoque pour sa part Tyrone Benskin.
Hélène LeBlanc a en mémoire les préjugés qu’elle entretenait au début face aux médias sociaux. Pour elle, c’était une affaire de jeunes. Pourtant les premiers citoyens qui lui ont écrit pour lui dire qu’ils la suivaient sur Facebook, «c’était un couple de mon âge», se remémore la députée dans la cinquantaine. «Les idées préconçues sont tombées!»
Conseil à un politicien
Difficile d’imaginer en 2015 un politicien absent des réseaux sociaux. Mais quel conseil nos élus donnent à un politicien sur le point d’ouvrir ses comptes?
Pour Tyrone Benskin, il importe de respecter une étanchéité entre la vie publique et privée. Il faut utiliser «le bon sens», recommande-t-il.
«Comme députée, je suis une représentante de toute la communauté, indique Hélène LeBlanc. Il y a une certaine réserve que je dois avoir. Ce n’est pas parce qu’on est sur les médias sociaux qu’on se donne le droit de dire tout et n’importe quoi.»
«On est dans l’instantanéité, rappelle Benoit Dorais Tout le monde sait où vous êtes et ce que vous faites. Ça commande d’être transparent et honnête.»
«Il faut s’attendre à faire de l’interaction, ajoute le maire. Quand vous publiez des messages, des gens vont vous interpeller.» Ce n’est pas une route à sens unique. «Le but, c’est l’échange, dit-il. Ça ne peut pas être juste la diffusion d’informations.»
Au chevet de son conjoint, décédé le 27 mars, Marguerite Blais n’a pu répondre aux questions de TC Media.




