TC Media rencontre Louis-Philippe Boulanger, candidat de la CAQ
Quand on lui demande d’identifier quels sont ses trois enjeux prioritaires, le candidat de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à l’élection partielle dans Saint-Henri–Sainte-Anne, Louis-Philippe Boulanger, lance sans hésiter la lutte au décrochage scolaire, la réduction du temps d’attente dans les urgences et l’assainissement des finances publiques.
Le candidat rappelle que dans la circonscription, 1 garçon sur 3 et 1 fille sur 5 ne termineront pas leurs études secondaires. «Ce sont des statistiques épouvantables», se désole-t-il.
«Il faut que l’éducation redevienne une vraie priorité pour les Québécois», insiste Louis-Philippe Boulanger. C’est d’ailleurs le premier dossier auquel il compte s’attaquer s’il est élu. «Investir dans l’éducation. C’est ma plus grande priorité», affirme-t-il, soulignant que le Projet Saint-Laurent de la CAQ prévoit notamment des investissements accrus dans les centres de formation professionnelle.
Attente aux urgences
Le caquiste s’insurge tout autant face au temps d’attente moyen à l’urgence des hôpitaux.
Il est de 16 heures pour l’ensemble du Québec et de 18 heures à Montréal, déplore-t-il. «Je m’engage à ce que les gens n’attendent pas 18 heures à l’urgence pour voir un médecin», promet Louis-Philippe Boulanger. Il importe selon lui de revoir les priorités alors «qu’une personne sur cinq dans le réseau de la santé ne délivre pas de services mais travaille dans la bureaucratie».
Quant à l’état des finances publiques, le candidat s’en prend à la performance des libéraux. «Le gouvernement coupe de n’importe quelle façon sans prendre en considération les besoins de la population», dénonce-t-il sans donner de détails sur des solutions pour corriger le tir.
Logements sociaux
En ce qui concerne les besoins en logements sociaux dans la circonscription où 4400 ménages consacrent plus de 50% de leur revenu au paiement de leur loyer, le candidat se montre encore là sévère à l’endroit du gouvernement Couillard, qui a annoncé au printemps une diminution du nombre de logements mis en chantier dans le cadre du programme Accès-Logis.
«Ce que le PLQ fait, c’est couper. Il laisse de côté les gens qui sont le plus dans le besoin», martèle Louis-Philippe Boulanger. Mais il ne promet rien de ce côté et ne s’avance pas sur la construction de logements avant l’horizon 2018. Pour lui, «tout dépendra de l’état des finances publiques».
Écoles en mauvais état
Conscient de l’état de vétusté des écoles de la CSDM dans Saint-Henri–Sainte-Anne, dont 87% sont jugées en «très mauvais état», le caquiste déplore «le sous-financement des infrastructures et le sur-financement de la bureaucratie».
À son avis «il faut éliminer la couche bureaucratique et donner plus d’argent aux écoles». Il mentionne que la CAQ propose d’abolir les commissions scolaires pour les remplacer par des centres régionaux.
Quant à la survie des deux centres d’éducation populaire situés dans Saint-Henri–Sainte-Anne, le candidat reconnaît «qu’ils font du bon travail en aidant les gens qui en ont le plus besoin». Pour lui, ils devraient bénéficier de l’appui financier du gouvernement.
Des sources d’inspiration
Son père, Dominic Boulanger, et le chef de la CAQ, François Legault, constituent des sources d’inspiration pour le candidat.
Il avoue une admiration pour François Legault. Elle date d’avant le saut en politique du fondateur d’Air Transat, où il a connu le succès. «C’était un homme d’affaires issu de la classe moyenne. Il a pris des risques», souligne Louis-Philippe Boulanger.
Le candidat se dit également inspiré par son père et son parcours. «Il ne vient pas d’une famille riche. Il a un bon emploi. Il a travaillé fort toute sa vie pour ce qu’il a aujourd’hui», confie-t-il.