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Suspension de trois jours sans solde pour une policière

Une agente du Service de police de la Ville de Montréal a été suspendue trois jours sans traitement pour «s’être immiscée dans un litige civil» et pour ne pas avoir exercé ses fonctions avec «désintéressement et impartialité».

La policière Elmira Akayeva était en fonction le 27 octobre 2014 quand elle s’est rendue dans un édifice de la Petite-Bourgogne après avoir été contactée sur son téléphone cellulaire personnel par Alexandra Schwartz, qui exploitait un commerce à cet endroit avec son conjoint Alain Bonnamie.

Amis de la policière depuis plusieurs années, ils veulent lui demander conseil concernant un litige qui les oppose au propriétaire de l’immeuble, Pavol Pohancenik. Ce dernier souhaite changer les serrures de leur local.

Elmira Akayeva se présente au local en compagnie d’une autre policière. Elle demande à M. Bonnamie où réside le propriétaire. Il se méprend et leur indique le logement à l’étage supérieur, où réside plutôt sa fille, Beata Pohancenikova.

La policière a une discussion d’une dizaine de minutes avec Mme Pohancenikova. Elle lui dit que son père n’a pas le droit de changer les serrures du local. Elle ajoute «qu’il n’a pas le droit de refuser aux locataires l’accès, que cela est criminel et que des poursuites pourraient être déposées contre lui», peut-on lire dans la décision rendue par le Comité de déontologie policière.

Aucun rapport sur la visite
Deux jours après l’intervention, M. Pohancenik communique avec le service de police pour obtenir le numéro de rapport en lien avec la visite des policières chez sa fille.

Le sergent François Déry l’informe qu’aucun rapport n’a été rédigé sur cette intervention et qu’aucun appel n’est recensé pour la soirée du 27 octobre 2014 à cette adresse.

Après vérification, le sergent avise M. Pohancenik que la policière «a répondu à un appel sur son téléphone cellulaire personnel, qu’elle s’est rendue en uniforme chez sa fille à bord d’une voiture de police, mais qu’il s’agissait d’un déplacement personnel». Elmira Akayeva, qui a enfreint deux articles du Code de déontologie des policiers du Québec, a reconnu ses torts.

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