Un organisme qui fait du bien

Un organisme qui fait du bien
Photo: ArchivesPlusieurs activités de soutien et de socialisation sont offertes aux membres du Rebond.

Une des rares ressources en santé mentale de La Petite-Patrie, essentielle pour plusieurs citoyens, est à la recherche de 200 000$ pour financer ses opérations.

« Je les vois évoluer et je me vois évoluer et j’aime ça. C’est vraiment touchant, les gens sont magnifiques. Quand je viens au Rebond, c’est quelque chose de spécial. »

Ce témoignage de Nancy Therrien souligne l’importance que représente pour elle cet organisme offrant des activités et du soutien aux personnes vivant ou ayant vécu avec des problèmes de santé mentale.

Or, malgré le fait que le gouvernement du Québec finance jusqu’à 20 % du budget de fonctionnement du Rebond, le groupe doit chaque année compter sur la générosité de fondations et de la Caisse populaire du Cœur-de-l’île pour assurer sa pérennité.

C’est pourquoi l’organisme lance une campagne de financement dès le 16 mai, lors duquel sera officiellement dévoilé son nouveau site internet, le-rebond.net, sur lequel il est possible de consulter le calendrier des activités et les ressources disponibles.

L’objectif de la campagne est de recueillir 200 000$ dans les trois prochaines années, afin de supporter Mme Therrien, ainsi que plus de 140 autres membres qui fréquentent le groupe établit dans La Petite-Patrie depuis plus de 4 ans.

Pour cette dernière, ce sont les activités des « percepteurs de sens », un regroupement de personnes vivant avec des manifestations sensorielles, qui ont changé sa vie. Celle-ci anime désormais les rencontres tous les mercredis, lors desquelles les participants partagent conseils et encouragements.

« On s’entraide entre nous. Je suis coanimatrice, mais des fois c’est moi qui a de l’anxiété […] et des fois ils m’aident à me souvenir des conseils que j’ai donnés auparavant. Des fois, j’ai des phases plus dures, alors ils m’écoutent et me donnent des conseils », insiste-t-elle.

C’est que Le Rebond est fait « par et pour » les personnes connaissant ce genre de difficultés, explique Luc Forest, un des coordonnateurs de l’organisme. Groupes de parole pour les gens atteints de trouble d’accumulation compulsive, ateliers de socialisation, ou encore soirées cinéma sont les quelques activités qui ont permis à plus de 200 résidents à sortir de leur isolement l’an dernier.

« Certains de nos membres connaissent d’extraordinaires transformations après quelques rencontres, c’est beau à voir », souligne M. Forest.

Selon l’Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, l’indice de détresse psychologique du territoire, mesurée en 2014, s’élevait à 34,4 % représentant ainsi le plus haut taux des 12 territoires des CLSC présents à l’époque sur l’Île-de-Montréal.