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18:34 15 avril 2021 | mise à jour le: 15 avril 2021 à 18:34 temps de lecture: 3 minutes

La folie du paysagement et du jardinage est de retour

La folie du paysagement et du jardinage est de retour
Photo: Archives

Le début de la pandémie au printemps 2020 a permis à plusieurs personnes de découvrir les joies du paysagement et du jardinage. Si vous croyiez que la période estivale 2021 serait différente, détrompez-vous.

Personne ne peut dire avec exactitude à quoi ressembleront les mesures sanitaires à Montréal cet été. Le budget que les gens consacrent habituellement à un ou des voyages peut être dépensé ailleurs. Beaucoup de citoyens ont décidé de ne pas attendre plus longtemps pour passer au plan B. Les détaillants avec qui nous avons pu parler nous ont mentionné que la demande de mobilier de jardin et de biens servant à aménager la cour arrière est énorme, comme l’an dernier.

Un représentant du Home Depot Beaubien-Ouest affirme même qu’il y a encore plus d’intérêt pour le paysagement et le jardinage cette année. «Ce que les gens nous disent, c’est qu’à défaut de pouvoir aller en vacances cet été, ils vont faire venir les vacances à eux», a-t-il indiqué.

Tant qu’à passer l’été au grand complet à la maison, vaut mieux le faire dans quelque chose de confortable et plaisant. C’est un peu la logique derrière tout ça.

Ce qui a également été remarqué, c’est que la vague de commandes a débuté beaucoup plus tôt que l’an dernier. Ayant vécu l’expérience de l’été 2020, les Montréalais ont voulu s’y prendre à l’avance cette fois.

Les pépinières sont également débordées. Louis-Philippe Lacroix, propriétaire de Les Serres Louis-Philippe Lacroix et distributeur au Marché Jean-Talon, dit «ne pas avoir souvenir d’avoir vendu autant de marchandise depuis les Floralies de Montréal, en 1980».

Presque aucun surplus de produits n’est remarqué, que ce soient pour les légumes, les plantes décoratives pour l’intérieur ou celles pour embellir la cour arrière. Si les ventes vont bien, M. Lacroix rappelle qu’un tel achalandage demande énormément de travail aux gens qui œuvrent dans son domaine. «Ça reste un métier avec énormément de pression. […] C’est sept jours par semaine. Des plantes, ç’a besoin de soins. Quand elles grandissent et qu’on va au rythme qu’on va présentement, elles ont besoin d’encore plus d’entretien.»

Pas seulement à l’extérieur

Les fleuristes et autres boutiques spécialisées dans la vente de fleurs et de plantes pour l’intérieur sont également au cœur de cet engouement. Les consommateurs sont nombreux et l’approvisionnement des différents commerces ne suit pas toujours le rythme.

Myriam Binette, fleuriste installée au Marché Jean-Talon, en a vu de toutes les couleurs ce printemps. 2020 lui avait donné un avant-goût de ce sprint et elle reconnait la même urgence cette année. Son commerce, Binette et filles, est encore une fois sollicité à souhait. «On passe des commandes aux fournisseurs et on reçoit parfois seulement la moitié de la marchandise.»

À la sortie du marché, une vingtaine de clients ont été questionnés à savoir s’ils avaient l’intention de compléter des achats pour aménager leur terrain. Ceux qui pourront profiter d’une cour ou d’un balcon ont presque tous répondu à l’affirmative. D’autres ont dit l’avoir fait l’an dernier. Une seule de ces personnes a indiqué préférer «garder ça simple, pas besoin de nouveau tout le temps».

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