De l'argent, rapidement
Avant de contacter ces compagnies, il faut savoir que le droit d’exercer ces activités de prêts n’est pas donné à tous. L’Office de la protection du consommateur exhorte à la prudence. « Ces entreprises doivent avoir un permis de l’Office de la protection du consommateur (OPC) pour exercer leurs activités. » Sur le site Internet de L’OPC, on propose un outil pour vérifier si un commerçant possède un tel permis. Dans le cas contraire, l’OPC suggère de ne pas s’avancer et plutôt de faire une plainte.
Vaut-il la peine d’emprunter?
L’OPC suggère également de vérifier le taux auquel on emprunte, ainsi que tous les frais de crédit. « Les frais de crédit incluent les intérêts, les frais d’administration, de courtage, d’entreposage, d’assurance (sauf une assurance automobile), etc. Pensez à vérifier ce que vous coûtera réellement votre emprunt. Vaut-il la peine d’emprunter 2000 $, mais de rembourser 2500 $ au total? »
Le consommateur doit également savoir s’il a les moyens de faire ce prêt. « Le montant du prêt qui vous est consenti ne tient pas nécessairement compte de votre capacité à le rembourser. Évaluez vous-même, en considérant le coût de votre emprunt et vos autres obligations financières, si vous êtes en mesure d’assumer ce paiement », suggère encore l’OPC.
Plusieurs ressources, comme l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF), peuvent aider lorsque l’on pense à octroyer un prêt. «Emprunter signifie souvent rêver qu’on va payer plus cher demain ce qu’on ne peut même pas se payer comptant aujourd’hui, prévient l’ACEF de l’est de Montréal sur leur site Internet. Avant d’utiliser quelque forme de crédit que ce soit, si l’on veut connaître sa réelle capacité de faire face aux paiements, l’outil indispensable se révèle être la planification budgétaire. »
Le magazine Protégez-Vous a d’ailleurs calculé que certains prêts personnels pouvaient atteindre au-delà de 350 % du prêt initial. «Ils sont loin d’être en mission humanitaire. Dans bien des cas, signer avec eux c’est plutôt s’offrir la possibilité d’empirer encore sa situation. Et pour cause: avec des taux de crédit parfois jusqu’à six fois plus élevés que la limite légale de 60 %», peut-on lire sur le site Internet, à propos des prêteurs privés.
Matière à réflexion…
L’Association coopérative d’économie familiale du Nord de Montréal, 7500 de Chateaubriand. 514 277-7959