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Le club de soccer Villeray pourrait disparaître

À la suite du retrait du Patro le Prévost, le gestionnaire du Club de soccer Villeray (CSV), l’organisation fait face à un dilemme : soit il fusionne avec l’Association de soccer Saint-Michel Pompei (ASTMP) soit il disparaît.

« Nous existons depuis 10 ans. On a appris, cet été, que nous allions fermer, car le Patro le Prévost a mis fin à son partenariat avec nous. C’est épouvantable. Que va-t-il arriver à nos 297 membres? », demande le président du CSV Simao Mateus Mendes.

« Je suis fâché, car je ne veux pas que le club disparaisse. J’ai commencé à jouer ici. Nous sommes une grande famille. Je suis plus souvent sur ce terrain [du parc Villeray] que chez nous », ajoute Mathieu Lavoie, athlète de 16 ans.

« C’est ici que j’ai grandi et où j’ai appris à jouer. Je ne veux pas que l’association fusionne, car ça veut dire un nouveau club et de nouveaux entraîneurs. Pour moi, le parc Villeray, c’est ma maison », poursuit Mike Paralta-Martinez, membre du CSV, 17 ans.

Club autonome ou fusion

L’Association régionale de soccer Concordia (ARSC), qui gère les clubs de soccer du secteur, refuse que le Club de soccer Villeray devienne autonome.

« En 2012, toutes les associations ont voté pour interdire la création de nouveaux clubs, car ça dilue l’effectif des bénévoles et du membership. C’est pourquoi il n’est désormais plus possible de fonder de nouvelles associations depuis deux ans », explique le directeur général de l’ARSC, Stéphane Clementoni.

Afin de permettre aux jeunes du CSV de continuer à manier le ballon rond, l’ARSC propose une fusion avec l’ASTMP.

« L’arrondissement de Villeray – Saint-Michel – Parc-Extension est le seul territoire où l’on compte trois clubs. En réunissant les forces des organisations de Villeray et de Saint-Michel, ils pourront mieux encadrer les jeunes, notamment en ayant plus d’heures avec un directeur technique », fait valoir M. Clementoni.

Le président du CSV, quant à lui, privilégie davantage une fusion avec toutes les associations de l’arrondissement.

« Pour le développement du soccer, on est conscient qu’il faudra fusionner les trois clubs, éventuellement. Mais nous voulons que ça se fasse de la bonne façon et non brusquement. Là, on nous impose une fusion que notre comité ainsi que nos membres ne sont pas prêts à accepter. Ou on reste autonome, ou on fusionne toutes les associations de l’arrondissement », affirme M. Mendes.

Le CSV termine la saison estivale dans quelques semaines. Si aucune décision n’est prise d’ici là, l’organisation devra mettre fin à ses activités.

« Le soccer est l’avenir de nos jeunes. Ça leur permet de canaliser leur énergie, de rester à l’école et de ne pas traîner dans les rues. S’il n’y a pas de ce sport dans le parc Villeray, dans 10 ans, on va y retrouver de la drogue, des graffitis et des prostitués. Sans le CSV, nos membres vont aller s’affilier ailleurs ou ils vont arrêter le sport. Ce n’est pas avantageux ni pour eux ni pour le quartier », soutient M. Mendes.

« Si le comité refuse la fusion, il faudra demander aux bénévoles et administrateurs qui ont dit non ce qu’ils ont prévu pour ces jeunes, car ils ont leur destinée entre leurs mains. Nous avons promis qu’aucun membre ne vivrait les conséquences d’une fusion administrative et qu’il pourrait jouer cet hiver », mentionne M. Clementoni.

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