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De la ferme à l’hôpital Jean-Talon

Depuis sept ans, l’hôpital Jean-Talon sert aux clients de sa cafétéria des légumes biologiques provenant d’une ferme montréalaise. C’est le seul établissement de santé québécois à participer au programme À la soupe d’Équiterre.

Sa directrice, Monique Corbeil, a reçu pour cette raison une distinction de l’association québécoise d’établissements de santé et services sociaux (Aqesss).

« Nous avons retenu le programme À la soupe de l’hôpital Jean-Talon comme étant l’un de nos Bons Coups, car c’est un projet novateur et transférable qui dépasse les exigences ministérielles en matière d’alimentation saine », a déclaré la directrice de l’Aqesss, Diane Lavallée.

« C’est un objet de fierté pour notre organisation. On se préoccupe beaucoup des saines habitudes de vie », déclare, pour sa part, Mme Corbeil.

La fraîcheur

Entre juin et octobre, l’hôpital introduit un légume biologique par jour dans les 200 repas servis à la cafétéria, en plus d’offrir une plus grande variété de légumes dans son comptoir à salade.

La différence avec les légumes provenant d’autres fournisseurs, « c’est la fraîcheur », dit la responsable des services alimentaires du Centre de santé et de services sociaux du Cœur-de-l’Île, Louise Duval.

« Ils ont été récoltés le matin même. Ils ont plus de goût », insiste Mme Duval.

Durant cinq mois, environ 20 % des légumes proviennent de la ferme D3 Pierres.

Les quantités ne sont pas encore suffisantes pour être servies quotidiennement dans les chambres de l’hôpital. Mais de la laitue, des pommes de terre ou des carottes sont parfois intégrées aux 186 plateaux-repas.

Un défi de taille

Les menus sont adaptés en fonction des arrivages et les postes de travail sont réorganisés pour permettre au personnel de cuisiner avec des aliments non transformés.

« C’est très enrichissant pour nos équipes. Chacun propose de nouvelles recettes afin d’intégrer ces nouveaux légumes tels que le chou kale, le pâtisson ou le topinambour », indique Mme Duval.

Le budget doit être planifié sur une base annuelle pour absorber les coûts supplémentaires de ces produits frais, car ils coûtent entre 10 et 50 % plus cher que les autres.

L’hôpital a notamment remplacé la viande par des légumineuses dans les recettes d’automne et d’hiver.

D’autres établissements de santé s’intéressent au programme À la soupe.

À partir de l’expérience de l’hôpital Jean-Talon, Équiterre a produit en 2010 le guide De la ferme à la cafétéria.

« Ça prend des gestionnaires efficaces et des fermes capables de produire des volumes relativement stables à des prix compétitifs », indique Colleen Thorpe, chargée de projet et porte-parole d’Équiterre.

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