Parc X trio se met en danger
L’album live ne verra pas le jour avant la fin de cette année. «On a ramassé un matériel brut. L’album n’a pas encore de vie ou de personnalité», explique Gabriel Vinuela-Pelletier, pianiste. «C’est trop tôt pour un titre», ajoute le contrebassiste du groupe, Alex Lefaibre.Prendre des risques vaut son pesant d’or pour ces musiciens. «Le jazz, c’est se mettre en danger On est là pour jouer de la musique dans laquelle il y a de l’improvisation», pense M. Vinuela-Pelletier. Mais, «quand tu joues dans un studio, c’est toujours plus safe», reconnait Alex Lefaibre.
«On pousse plus loin pour nous améliorer. Ça change tout de suite, l’énergie est différente. Tu joues différemment», dit le pianiste pour qui l’interaction avec le public est très importante.
Le contrebassiste pense qu’il est important que le groupe se donne la chance d’être vulnérable. «Je préfère prendre des risques et avoir des notes moins parfaites, mais qu’on pousse plus loin pour donner une plus grande qualité émotionnelle à notre musique.»
Bière et brioche
Les deux musiciens se sont rencontrés à l’Université de Montréal. Devenus voisins dans Parc-Extension par la suite, ils s’entendaient pratiquer d’un appartement à l’autre.
«On avait une vie de quartier. Je marchais au Homemade pour aller chercher mes brioches kasher», dit M. Vinuela-Pelletier. Le groupe a trouvé son nom alors que les deux musiciens prennaient une bière sur le balcon du contrebassiste.
Si leurs racines sont à Parc-Extension, les jazzmen voient du pays. En plus de jouer à la maison de la culture du Plateau le 10 avril prochain, ils se lancent dans une tournée qui les amènera des maritimes aux prairies. Après cette série de spectacles en octobre, ils s’envoleront pour la France.
«Je me trouve très chanceux de pouvoir faire ça, d’être déjà rendue à ce niveau créatif à ce niveau de carrière. Une team de même, ça arrive une fois dans une vie», conclut Gabriel Vinuela-Pelletier en souriant.