Villeray – Parc Ex – Petite-Patrie
15:03 17 juin 2012 | mise à jour le: 17 juin 2012 à 15:03 temps de lecture: 4 minutes

Qu’est-ce qu’un Québécois?

Suis-je en crise d’identité? À la veille du 24 juin, est-ce normal de se demander qu’est-ce qu’un Québécois? Qu’est-ce qui me définit comme Québécois personnellement? Vivre au Québec et parler le français, certainement! Mais quel est le mélange de mes origines, de mes racines? Suis-je Français, Anglais, à moitié Irlandais avec une touche d’Écossais? Les importantes vagues d’immigration qu’a accueillie la Belle Province, sans oublier nos Premières nations, y comptent pour beaucoup. C’est assurément cet amalgame d’immigrants et d’habitants, qui a formé la base de notre société québécoise actuelle. Au fil des années, l’origine des immigrants s’est diversifiée et le mélange des cultures s’est multiplié. Super, plus de richesse! Mais aujourd’hui, je m’efforce de mieux comprendre d’où je viens…

En 1534, Jacques Cartier a planté sa croix au centre d’une population autochtone. Pendant plusieurs années, les Français se sont intéressés surtout au commerce de la fourrure. Au début du 17e siècle, les premiers groupes d’immigrants français ont débarqué à Québec, Montréal et Trois-Rivières. Bien sûr, ils étaient majoritairement Français! Mais, il y avait également des Allemands, des Portugais, des Irlandais et des esclaves noirs. En 1665, plusieurs soldats du régiment Carignan-Salières ont immigré en Nouvelle-France.

D’ailleurs, quelques Italiens et Irlandais faisaient partie du bataillon à cette époque. En 1667, Marguerite Bourgeoys a accueilli les Filles du Roy pour équilibrer le ratio homme/femme. Par la suite, l’immigration est restée majoritairement française jusqu’à l’arrivée du régime anglais.

En 1760, les Anglais ont gagné la guerre. Rapidement et massivement, de nombreux Anglais et Écossais ont immigré pour s’octroyer les postes stratégiques. Pendant ce temps, les Français se sont ralliés aux Autochtones. Ce rapprochement ethnique a formé plusieurs familles métisses. Vers la fin du18e siècle, même les Italiens avaient déjà formé un petit groupe à Montréal dont plusieurs travaillaient en hôtellerie.

À l’aube 19e siècle, le Québec à surtout accueillit des Anglais et des Écossais. C’est vers 1820 que les Irlandais ont commencé à immigrer au Québec, durant La Grande Famine, cette tragédie de l’histoire irlandaise provoquée par une maladie de la pomme de terre. Elle a tué et poussé à l’exode des millions d’Irlandais.

Montréal a pu bâtir un pont avec l’aide des Irlandais, le pont Victoria. Pendant sa construction, un grand nombre d’entre eux ont habité au pied du pont, à Pointe St-Charles. Ils ont contribué à augmenter considérablement la population anglophone de Montréal qui est devenue majoritaire pour une période.

C’est au début du 20e siècle, pendant notre Révolution industrielle, qu’a débuté l’immigration italienne au Québec, et elle a perduré une cinquantaine d’années. De nombreux Italiens espéraient atteindre le bien-être social et économique en immigrant ici, ils voulaient travailler. La ruée des Portugais s’est déroulé elle entre 1950 et 1970.

De 1534 à aujourd’hui, plusieurs cultures se sont jointes. Notre patrie a accueilli une panoplie d’ethnies. Sincèrement, les Québécois sont accueillants! C’est génial! C’est plus d’expérience, de culture et de richesse! Mais pour assurer l’efficacité de ce mélange, nous devons conserver un mode de vie commun, une façon commune de communiquer, planifier, échanger et s’amuser. Et pour ce faire, nous devons comprendre pourquoi nous sommes ici, ensemble.

Là-dessus! Bonne Saint-Jean!

Alain Bourgeois

lespotinsdalain@gmail.com

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