Le français au cœur de l’école
Priorité phare de l’institution: l’utilisation unique de la langue française à l’école.
«Le français sera la langue commune partout à la CSDM : dans les corridors, les cours d’école, et les activités parascolaires. Et ce tant par les élèves, les parents que les employés», a souligné Gilles Petitclerc, directeur général de la CSDM.
«C’est certain qu’il faut privilégier le français parce que l’on est une grande institution francophone et c’est un milieu de travail pour nos employés qui ont le droit de travailler en français. Pour nos élèves, surtout issus de l’immigration, on sait que la réussite scolaire est très fortement corrélée à la bonne maîtrise du français», estime Dominique Cousineau, commissaire scolaire de Parc-Extension et Villeray.
Cette mesure est-elle facilement applicable dans des quartiers multiethniques comme Parc-Extension? «Pour ce qui est de la communication avec les parents, il faut être pragmatique. Dans Parc-Extension, il y a des traducteurs pour chacune des communautés», relate Mme Cousineau. Le commissaire scolaire de Villeray-Petite-Patrie, Kenneth George, qui a participé au débat, reconnaît qu’il s’agit d’un grand défi.
«C’est plus facile dans un milieu comme l’Est de Rosemont que dans Parc-Extension. Très souvent le milieu ambiant de la résidence des enfants est anglophone. Ils parlent à leurs parents en anglais et la télé joue en anglais. Ils n’ont pas l’occasion de parler français. Le défi c’est de valoriser le français à l’école. On a tout à gagner de la complicité des parents à l’école.»
Reste à savoir de quelle manière cette mesure va être concrètement appliquée. «Il n’y a pas de solution miracle», concède M. George.
Évolution numérique
À l’ère développée de l’Internet, la CSDM souhaite démocratiser l’usage du courriel, nouveau moyen de communication avec les parents. «Chacun communique selon sa propre gestion du temps», argumente le commissaire scolaire de Villeray-Petite-Patrie. Mais la communication ne se réduira pas non plus aux courriels. C’est un nouveau mode de communication qui s’ajoute aux autres», précise-t-il.
Il admet que la CSDM court le risque que les parents ne maîtrisant pas le français ne reçoivent pas correctement l’information.
Mme Cousineau laisse entendre que les courriels pourraient être rédigés dans la langue d’origine des parents. «C’est du cas par cas. Le principal c’est de communiquer avec les parents», souligne-t-elle.
De la même manière les inscriptions aux établissements seront désormais possibles par internet tout comme l’élection des commissaires scolaires avec la mise en place d’un scrutin numérique.