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Une partie du futur parc à Vidéotron

Lors de sa mise en réserve pour fins de parc par la Ville, le terrain vacant au coin des rues De l’Épée et Beaumont, dans Parc-Extension, avait déjà reçu une offre d’achat de Vidéotron. L’arrondissement a donc cédé une partie pour éviter des dépenses.

Dans le cadre du Plan de développement urbain, économique et social (PDUES) des abords du futur campus Outremont, la Ville a imposé une réserve sur le dernier terrain vacant du secteur sud de Parc-Extension. Or, il semblerait que la compagnie Vidéotron avait fait une offre d’achat au propriétaire. L’arrondissement a donc cédé 929,1 mètres carrés, soit 18,4% de ce lot de 5046,4 mètres carrés, à Vidéotron, qui y construira un bâtiment abritant des équipements. Lors du conseil d’arrondissement de février et du dernier conseil municipal, les élus ont adopté à l’unanimité l’abandon d’une partie de la réserve foncière.

Le maire d’arrondissement, Anie Samson, et la conseillère de Parc-Extension, Mary Deros, soutiennent qu’une entente entre le propriétaire du terrain et Vidéotron était déjà prise lors du vote en faveur de la réserve au conseil municipal. Selon elles, à ce moment, les responsables du Service de développement économique et urbain de la Ville n’étaient pas encore entrés en contact avec le propriétaire. Lorsqu’ils l’ont fait, une offre avait été faite, dans les règles de l’art. «La Ville et l’arrondissement ont donc choisi de ne pas entamer de procédures, pour éviter que des sommes importantes soient gaspillées en frais légaux, plutôt que dans le parc», explique Mme Deros.

Anie Samson avoue ne pas savoir ce qui s’est passé pour que la réserve soit décidée sans que les vérifications n’aient été faites d’abord. Devant ces faits, «on a négocié avec Vidéotron pour qu’ils n’occupent qu’une petite partie du terrain, à une extrémité», affirme-t-elle. L’arrondissement a aussi obtenu qu’ils verdissent le plus possible leur parcelle de terrain et la délimitent par une haie d’arbres.

Projet Montréal s’oppose

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, et le conseiller du Mile-End, Alexander Norris, ont pris la parole contre cette décision au conseil municipal. Selon M. Norris, il s’agirait d’un manque de fermeté de la Ville à défendre les intérêts de Parc-Extension. Selon une explication qu’il a reçue d’Alain Tassé, le responsable du développement économique et de l’urbanisme au comité exécutif, la Ville craignait que l’offre de Vidéotron ne fasse augmenter la valeur du terrain. C’est pourquoi ils auraient plié l’échine.

M. Tassé, rejoint par téléphone, se rallie plutôt à la version de mmes Samson et Deros. «Au moment de mettre la réserve, le propriétaire avait déjà accepté une offre d’achat. Nos gens l’ont investiguée et on a compris que c’était pour un petit bâtiment.» Il ajoute que les responsables en aménagement voient même d’un bon œil ce bâtiment «tampon» entre la voie ferrée et le futur parc.

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