Villeray – Parc Ex – Petite-Patrie
13:18 3 avril 2015 | mise à jour le: 3 avril 2015 à 13:59 temps de lecture: 3 minutes

7000 km en canot-camping: à la poursuite des chemins de l’or bleu

7000 km en canot-camping: à la poursuite des chemins de l’or bleu
Photo: Collaboration spéciale

Combattre les torrents, les tiques, les serpents à sonnette, les grizzlis et la glace ne fait pas peur à Martin Trahan et son équipe. Ces six aventuriers parcouront 7000 km en canot, du lac des Deux Montagnes, à Montréal, jusqu’au fleuve Mackenzie, à Inuvik, en suivant les traces d’explorateurs québécois.

Cette aventure, qui débutera dès le 18 avril, est née d’un désir de M. Trahan de toujours se dépasser. «Chaque année, je pars en expédition de canot-camping, mais je trouvais que ce n’était jamais assez long. J’en voulais toujours plus. J’ai décidé de m’offrir ce périple en cadeau à mes 30 ans», explique le résident de Villeray.

Il aura fallu plusieurs années à ce passionné de plein air pour récolter les fonds et planifier ce voyage de plusieurs mois, sur les traces de Pierre Gaultier de La Vérendrye, Peter Pond, Alexander Mackenzie ainsi que celles des premières nations.

Martin Trahan
Martin Trahan

«J’ai 34 ans aujourd’hui. Le plus difficile a été de trouver des gens qui pouvaient quitter leur travail, leur famille ou interrompre leurs études pendant six mois. Dans l’équipe, personne ne se connaissait avant, mais nous sommes tous des passionnés d’aventures et de plein air», indique M. Trahan.

Le financement a aussi été difficile à trouver. Le coût total du voyage avoisine les 60 000 $. «Chaque aventurier n’a eu qu’à récolter environ 4000 $ chacun, puisque nous avons obtenu une bourse de la Société géographique royale Canada de l’ordre de 10 000 $ et nous avons aussi eu l’aide de nombreux commanditaires et de prêts de matériels», explique-t-il.

Faire face aux dangers
De Montréal aux Territoires du Nord-Ouest, les voyageurs feront face à l’inconnu dans de nombreux lieux à risque. «Sur la rivière des Français, nous devrons faire attention aux serpents venimeux. Dans les Grands Lacs, la température de l’eau ne sera qu’à 4 °C. Il y a aussi les tiques qui sont porteuses de la maladie de Lyme et les grizzlis. Je n’ai jamais fait un voyage comme ça», avoue le trentenaire, qui a préparé son testament «au cas où».

«Ma famille est plus inquiète que moi. Nous n’avons rien négligé à propos de notre sécurité. Nous ne mettrons jamais nos vies en péril pour atteindre notre but», affirme M. Trahan, qui confie être excité et fébrile, à moins de deux semaines du départ.

En direct de leur canot
Au cours des six prochains mois, les navigateurs transmettront de l’information à une personne qui alimentera le site Web quotidiennement de photos, vidéos et témoignages.

«Pendant le périple, nous participerons aussi à un projet éducatif où nous aborderons l’histoire et la géographie du territoire canadien. Nous avons déjà des rendez-vous avec des enseignants et nous parlerons aux élèves», mentionne M. Trahan.

Après leur voyage, les aventuriers souhaitent également organiser des conférences. «J’aimerais transmettre le message que tout le monde peut réaliser son rêve, même s’il n’est pas un expert. Il faut y croire, faire ses devoirs et ne jamais arrêter», conclut cet amoureux du plein air.

Pour suivre les aventures de nos six voyageurs en direct, on visite le site http://www.cheminsdelorbleu.com ou la page Facebook https://www.facebook.com/lescheminsdelorbleu.