Trois jours de deuil national au Portugal
LISBONNE, Portugal — Le Portugal a entamé mardi un deuil national de trois jours, dans la foulée des incendies de forêt qui ont fait 41 morts dans ce pays.
Plusieurs Portugais demandent d’ailleurs comment le gouvernement a pu être incapable d’empêcher une telle tragédie, quatre mois seulement après qu’un autre incendie eut coûté la vie à 64 personnes.
La pluie et la chute du mercure mardi ont permis aux pompiers portugais et espagnols de prendre essentiellement le contrôle des feux qui ont fait rage au cours du week-end. Quatre personnes ont perdu la vie en Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne.
Les responsables portugais rapportent que pratiquement tous les incendies avaient été éteints mardi matin. Quelque 2700 pompiers demeuraient déployés pour empêcher les flammes de reprendre naissance.
Les enquêtes sont toujours en cours afin de trouver la cause de cette vague — tardive pour la saison — d’incendies de forêt. Les feux seraient dus aussi bien à des actes criminels qu’à des conditions météorologiques inhabituelles, selon les autorités ibériques. Le mercure a atteint 30 degrés Celsius sur la péninsule ibérique pendant la fin de semaine, et la région a été balayée par les vents violents de la tempête Ophelia.
Au Portugal, les partis d’opposition ont critiqué le manque de préparation du gouvernement.
Les effectifs complets de lutte contre les incendies de forêt de l’Agence de protection civile ne sont en fonction que pendant la haute saison des incendies de forêt, du 1er juillet au 30 septembre. En octobre, l’équipe est réduite de moitié.
Les critiques estiment que la préparation doit être plus flexible, surtout lorsque le Portugal est aux prises avec une sécheresse et que ses conditions météorologiques sont touchées par les changements climatiques.
Le premier ministre Antonio Costa a convoqué son cabinet à une réunion spéciale, samedi, pour discuter des mesures de lutte contre les incendies.